La Diva et ses filles: émotion, divertissement et tendresse

The following two tabs change content below.

Diane Beaudin

Derniers articles parDiane Beaudin (voir tous)

Hier après-midi,  le 4 novembre 2018, au Théâtre Maisoneuve de la Place des Arts de Montréal, avait lieu le spectacle tant attendu de La Diva et ses filles, dont une partie des profits allait à Nourrir un enfant,  un organisme de charité chapeauté par L’œuvre Léger fondée il y a soixante-dix ans par nul autre que Paul-Émile Léger.  Le tout était animé par l’incomparable Josélito Michaud, toujours aussi agréable à entendre.

Il va de soi qu’y participait notre Diva Madame Natalie Choquette, ses filles Florence K, Ariane Lagacé et Éléonore Lagacé, accompagnées de l’Orchestre Symphonique de Longueuil sous la direction de Marc David. Au cours de ce spectacle, nous avons eu droit à un éventails d’œuvres, allant du classique au contemporain, notamment  l’Ave Maria de J.S. Bach et Charles Gounod que nous a offert en entrée Madame Choquette en solo. Rejointe par sa fille Éléonore Lagacé , nous avons pu entendre la Cantate 78 Wis eilen mit Schwache de J.S. Bach et l’Intermezzo de Cavaleria Rusticana de Pietro Mascagni, brillamment interprété par l’Orchestre Symphonique de Longueuil . Un petit clin d’œil au mariage de Florence K, qui aura lieu dans un peu moins de deux semaines, avec l’Ave Verum de Mozart, pièce qui sera chantée au moment de la signature de l’acte civil. Nous avons aussi entendu La Danza de Giachino Rossini, interprétée en solo par Madame Choquette, accompagnée de quelques petits pas de danses. Il y a aussi eu l’Ouverture de Carmen de Georges Bizet par l’Orchestre Symphonique de Longueuil.

En fait, le spectacle se résume en trois mots: émotion, divertissement et tendresse. L’émotion provenait du choix de certains airs qui ont été interprétés, par exemple le Panis Angelicus de César Franck que nous ont chanté en symbiose nos quatre belles dames, la Barcarolle de Jacques Offenbach, laquelle de par ses paroles ne laissent personne indifférent, ainsi que Un parfum de fin du monde de Michel Legrand, tirée du film Les Uns les autres de Claude Lelouch. Et que dire d’Éléonorelors de l’incontournable What a Wonderful World alors qu’Ariane nous a arraché les larmes avec son appropriation de l’Hallelujah de Leonard Cohen. Il ne faut surtout pas oublier Éléonore et Florence , qui nous ont donné la chair de poule avec Over the Rainbow , et finalement, le rappel  avec l’Hymne à l’amour d’Édith Piaf et de Marguerite Monnot. 

Le divertissement nous a été donné par le biais des différentes mises en scène, les costumes, accessoires et le côté comédien de Natalie Choquette qui s’est sûrement autant amusée qu’elle nous a amusés. On a qu’à parler de sa prestation de l’Habanera de Carmen alors qu’elle est arrivée sur la scène déguisée en dame de 95 ans pour chanter cet air avec la voix chevrotante d’une dame de cet âge-là. De plus, elle est allée chercher un spectateur dans la salle pour l’accompagner sur la scène et, soudainement, elle a enlevé sa cape de vieille dame pour se retrouver avec la robe de la cigarettière pour continuer sa prestation et danser avec le spectateur, prénommé Claude.

Au début de la deuxième partie, c’était Maria-de La Mélodie du Bonheur-qui est arrivée sur la scène avec son p’tit chapeau, sa guitare et  trois des enfants du Capitaine Von Trap. Elle nous a offert un medley de ce film . Mini-pause et Maria nous est revenue cette fois-ci habillée en sœur (presque volante) pour terminer le pot-pourri avec son enseignement de l’alphabet aux enfants. Ce volet terminé, elle est passée aux choses sérieuses et nous a fait part en secret de son rêve de chanter à ses propres funérailles….. Elle s’est choisie même un cercueil, soit une boite de contrebasse ou de violoncelle, toute drapée et coussinée de blanc à l’intérieur, dans laquelle elle s’est installée pour chanter Pie Jesu de Andrew Lloyd Webber; le public était évidemment en délire. Tout cela était quand même présenté avec classe.

La tendressenous la ressentions au début lors d’un dialogue entre notre diva et son aînée, Florence K ,qui nous racontait ses débuts musicaux alors qu’elle accompagnait sa maman le samedi matin pour aller chanter dans les différents mariages auxquels Natalie Choquette avait accepté de chanter. L’amour qui existe entre elles  et la complicité qui s’était forgée dès la plus tendre enfance de Florence K sont presque palpables. Puis, un autre moment touchant : lorsque arrivèrent quatre petits bouts de choux , appelés les quatre ambassadeurs dont l’âge pouvait varier de 2-3 ans à 7-8 ans, pour remercier les généreux donateurs. Le spectacle s’est terminé sur Ça fait rire les oiseaux popularisée par La Compagnie Créole et à laquelle tout le public a participé en chantant et en dansant. Même l’éclairagiste du Théâtre Maisonneuve s’est joint à tous en faisant clignoter les lumières de la salle sur les Oooooh.

Il ne faut pas oublier la participation du très complice de Marc David , directeur de  l’Orchestre Symphonique de Longueuil, qui est embarqué à pieds joints dans le jeu, et parfois même l’a provoqué. Somme toute, ce dimanche après-midi  s’est passé dans la joie et dans la musique, et ce, tout en participant à l’œuvre caritative Nourrir un enfantSi vous aussi désirez faire votre part, cliquez ici.

Crédits Photos : Courtoisie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *