Éric Lapointe, du rock à l’état pur!

The following two tabs change content below.

Jessica Grenon

Derniers articles parJessica Grenon (voir tous)

C’est une salle comble qui attendait Éric Lapointe, hier soir, au Métropolis dans le cadre des Francofolies de Montréal. Une ambiance survoltée animait déjà la salle. Avant même que le spectacle commence, le public scandait « Éric, Éric », impatient de voir leur idole fouler les planches. Je voyais déjà l’ambiance qui s’était installée pour la suite des choses.

Pour une entrée en matière rock, c’est Rémi Chassé, que l’on a pu connaître à l’émission La Voix édition 2014, qui n’a eu qu’a souffler sur les braises pour allumer le feu qui brûlerait jusqu’à la fin de la soirée. C’est dans un accueil chaleureux que le jeune homme, vêtu d’un manteau de cuir typique des rockeurs et accompagné de ses musiciens, a entamé deux de ses succès radiophonique, On porte le même nom et Tu ne souris à personne, que l’on peut retrouver sur son album Debout dans l’ombre. Les spectateurs ont eu droit à certaines chansons primeurs qui se retrouverons sur son prochain opus. Le chanteur a affirmé au public: « Vous êtes un public fidèle à Éric et au rock franco » de plus, nous avons su que Rémi a décidé d’écrire du Rock’n roll en français depuis seulement trois ans. Ce qui nous remonte en 2014, au moment où Louis-Jean Cormier lui a écrit la chanson Une armée dans ma voix, dans le cadre de la finale de La Voix. Rémi en est notamment très reconnaissant. C’est dans un tonnerre d’applaudissements qu’il a conclu sa performance avec cette chanson qui a été l’une des plus diffusées sur les ondes des radios au Québec en 2014. C’est devant un public bien dégourdi que le rideau est descendu, laissant ainsi le temps aux techniciens de mettre en place les derniers préparatifs pour notre Éric national!

© Serge Cloutier/FrancoFolies 2017

Dès que les lumières se sont éteintes, le niveau de décibels est monté instantanément d’un cran. Je savais, à ce moment même, que mes tympans en auraient pour plusieurs jours à s’en remettre! Le rideau s’est alors levé lentement au son de la batterie suivie de la guitare électrique. Dès que la voix rauque du chanteur s’est mise à résonner dans le Métropolis, c’était le coup d’envoi tant attendu. Il enchaîna les pièces Priez, Marie-Stone et On commence à se quitter, au grand plaisir des spectateurs qui chantaient à tout rompre! Il a tenu à dire que faire le Métropolis lui faisait peur et le rendait fébrile, car pour lui, c’est là que tout avait commencé.

© Serge Cloutier/FrancoFolies 2017

Le lauréat de nombreux Félix a parcouru, tout au long de la soirée, sa discographie des 25 dernières années, tout pour ravir les fans réunis. Coupable, Les boys, 1500 miles, Loadé comme un gun, Bobépine, Mon ange et Tendre fesse ne sont que quelques titres offerts par l’interprète. Cette dernière mis un sourire coquin aux lèvres de plusieurs festivaliers-ères présents-tes dans la salle. Lapointe, pris peu de temps pour reprendre son souffle entre chaque chanson. Lors de l’interprétation de la pièce Le Boys Blues Band, Rémi Chassé est venu rejoindre notre rockeur sur scène pour un moment électrisant. Il va sans dire que le spectacle n’aurait pas eu un tel succès sans la présence de la belle brochette de musiciens qui l’accompagnait : guitaristes, bassiste, batteur, claviériste, saxophoniste et trompettistes, qu’il a d’ailleurs remerciés chaleureusement. En plus d’offrir les chansons de son répertoire, Éric nous a fait le cadeau d’interpréter, Ma gueule de Johnny Hallyday. Avant de se lancer, Lapointe a dit « qu’il y a de ses chansons que nous interprétons si souvent qu’on a l’impression que s’est nous qui les avons écrites. »

© Serge Cloutier/FrancoFolies 2017

Lors de la chanson Un beau grand slow, c’est un Éric Lapointe touché de voir un public si participatif, chantant seul le temps d’un refrain. Ceci rendait justice à la phrase qu’il avait dite un peu plus tôt dans la soirée : « je ne chante pas juste pour le monde, je chante avec le monde! » Généreux, Éric a terminé la soirée avec plusieurs chansons en rappel dont, N’importe quoi et Terre promise, deux pièces qui l’ont propulsé au rang de star du rock québécois en 1994.

Inutile de mentionner que les fans n’ont pu demeurer silencieux, concluant ainsi de façon parfaite, cette soirée enflammée!

2 pensées sur “Éric Lapointe, du rock à l’état pur!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *