Otakuthon 2018 : pour l’amour des mangas !

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Matthy Laroche

La passion avant tout !

La communauté des otakus, c’est-à-dire les fans de mangas, d’animés ou bien de jeux vidéos, est démesurément puissante en nombre au Québec. C’est pourquoi il est nécessaire, voire essentiel, qu’elle ait droit à une fin de semaine bien à elle, une fois par année. Ça tombe bien puisque, depuis 13 ans, la convention Otakuthon est là pour nourrir les passions des vrais de vrais mordus, pour faire découvrir des tas de nouveaux trucs et, surtout, pour tout simplement célébrer.

Depuis sa création en 2006, la convention a fait beaucoup de chemin pour acquérir sa notoriété actuelle, nous explique le coprésident Stefan Latour, avec qui j’ai eu l’honneur de m’entretenir un petit instant. « Initialement, c’était un projet d’un club d’animés de Concordia. En 2006, le groupe a décidé de créer un événement de deux jours pour partager leurs passions aux autres, et ça l’a bien fonctionné. On a reçu au-delà de 1000 personne pendant la première année. Depuis ce temps, on a constamment grandi. », m’a-t-il raconté. « Dès la troisième année, on était déjà au Palais des congrès de Montréal. Ça fait au total 32 jours d’Otakuthon qu’on organise. »

© Gabe St-Arnaud / Éklectik Média

C’est encore une fois au fameux Palais des congrès de Montréal, les 3-4-5 août derniers, qu’avait eu lieu une 13e édition tout à fait mémorable. Nous avons eu l’opportunité de visiter ce gigantesque festival, en déambulant à travers des milliers de visiteurs dont la moitié était costumée en leur personnage préféré. Si nous nous fions à l’année dernière, où ils ont reçu la visite de près de 22 000 personnes, nous comprenons bien assez rapidement qu’il ne s’agit pas d’un festival à la noix. Pour le bien fonctionnement de la fin de semaine, cette année, la sécurité a été renforcée en installant des bornes d’activation. Chaque visiteur ayant payé leur entrée était muni d’une carte à puce qu’il fallait activer à l’entrée du site et désactiver à la sortie. Ainsi, cela évite certains passages clandestins et cela assure un bon contrôle des allées et venues.

Mais qu’est-ce qui fait en sorte que la convention connaît toujours le succès après toutes ces années ? : « Je dois dire que c’est la réponse de la communauté, parce que sans ces personnes qui viennent ici pour vivre l’expérience, on ne peut évidemment pas organiser le festival. C’est aussi la détermination et la passion de toute l’équipe de bénévoles, moi-même je suis un bénévole, tout le monde ici travaille parce que c’est une passion, c’est un espace qu’on veut créer pour tous les fans, pour tous les otakus qui se cherchent une place pour se défouler pendant une fin de semaine ». En tant que coprésident de l’Otak, aux côtés de Amanda Arrizza, ce dernier devait indubitablement avoir un manga favori. « Je dirais Full Metal Alchemist, c’est le premier manga que j’ai lu de bout en bout, c’était très captivant ! », m’a-t-il confié.

© Gabe St-Arnaud / Éklectik Média

Le festival est constamment à l’affût des nouvelles tendance afin de satisfaire les otakus. « On essaie toujours d’avoir de quoi de nouveau et d’intéressant, mais nous gardons aussi les classiques. Toutes les nouveautés, nous essayons de les mettre de l’avant. Cette année, on présente quelques films du festival Fantasia, on a des invités de séries très récentes, mais aussi des plus vieilles (comme Pokémon).  On fait ce qu’on peut pour rendre l’expérience captivante et nouvelle à chaque année. »

Les classiques d’année en année !

Il y a des choses qui ne changent pas à Otakuthon, comme la célèbre Mascarade, le concours de création de costumes (ou cosplays), qui attire beaucoup de mondeÀ chaque année, les habitués savent comment organiser leur fin de semaine comme il se doit afin de maximiser le plaisir. Ça demande tout de même une bonne gestion et de la planification. Il y a les incontournables panels et ateliers pour en apprendre davantage sur les séries animées, la culture japonaise (comme le kiosque de bentos avec Valérie Lévesque pour la sortie de son livre Les bentos de Valérie), des groupes de discussion ou encore des salles de visionnement. Il y a des zones réservées aux 18 ans+, un café pour discuter et des salles de jeux vidéo. Il y a même un endroit pour que les enfants puissent s’amuser en confectionnant des macarons et des origamis (oui, j’ai fait un macaron moi aussi).

© Gabe St-Arnaud / Éklectik Média

Des spectacles musicaux y sont également présentés dont L’Orchestre portable de jeux vidéo qui m’a complètement séduit avec les chansons de nos jeux vidéos favoris dont The Legend Of Zelda et Final Fantasy (d’ailleurs, ils sont en préparation d’un concert complet sur l’univers de Zelda qui verra le jour en juin prochain). Bref, il y a beaucoup de choses à faire, à voir, à regarder. Contrairement au Comiccon, accessible pour à peu près tout le monde, pour savourer pleinement la convention, il vous faudra un minimum de connaissance en matière de mangas et d’animés. Mais cela n’empêche à personne de venir faire un tour, simplement pour admirer les couleurs et la créativité débordante des cosplayeurs ainsi que des des artisans venus vendre leur talent dans la salle d’exposition. Ironiquement, c’est Otakuthon qui attire plus de monde.

Pour conclure, ce festival rassembleur est là pour créer des liens et vivre d’agréables moments entre amis, mais aussi entre inconnus. Rendez-vous ici pour jeter un œil sur notre album photos de cosplays. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à vous souscrire à notre page Facebook. Je tiens à remercier les organisateurs pour leur excellent travail.

 

Crédit de la photo de couverture : © Gabe St-Arnaud / Éklectik Média

 

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