Rigoletto, un des opéras de Verdi les plus populaires!

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Diane Beaudin

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Samedi le 15 septembre 2018 avait lieu, à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts, la première de l’Opéra Rigoletto de Verdi présenté par l’Opéra de Montréal sur une mise en scène de Michael Cavanagh ,un des metteurs en scène d’opéra les plus célèbres au Canada qui a travaillé partout ici, aux États-Unis et en Europe.

Rigoletto, bouffon le jour et père sensible la nuit, veut protéger sa fille Gilda du dépravé Duc de Mantoue, mais il n’y arrive pas. Le Duc la trouve finalement et la séduit. Rigoletto engage un tueur à gage, Sparafucile ,pour venger sa fille, mais la malédiction dont on entend souvent le mot pendant l’opéra provoquera un renversement de situation indéniable.

Quelques mots sur le compositeur. Giuseppe Fortunino Francesco Verdi, né Joseph Fortunin François Verdi le 10 octobre 1813  et mort le 27 janvier 1901, est un compositeur romantique italien. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras (plus de 25), est l’une des plus importantes de toute l’histoire du théâtre musical. Les opéras les plus connus et les plus populaires sont sans contredit Rigoletto, Il Trovatore et La Traviata, tout écrits dans les années 1850-1855 environ.

Quant à la distribution, presque entièrement canadienne, elle est composée principalement de James Westman (Baryton) dans le rôle de Rigoletto. Une performance à travers laquelle nous avons pu ressentir toute sa passion pour l’opéra et pour son personnage, et quelle voix! Myriam Leblanc (Soprano), dans le rôle de Gilda était, en un seul mot, époustouflante.  Dans celui du Duc de Mantoue, René Barbera (Ténor) est un ténor parmi les plus excitants de la jeune génération. Varton Babrielian (Baryton-basse), qui interprète Sparafucile , a tout simplement  une voix formidable et inoubliable malgré son jeune âge. Carolyne Sproule (Mezzo-soprano),jouant Maddalina,possédait une présence en scène inoubliable. Rose Naggar-Tremblay (Mezzo-soprano), dans le rôle de Giovanna, donnait la chair de poule. Scott Brooks (Baryton-basse) faisait un éclatant Monterone.

Pour ce qui est de la musique, la direction de l’Orchestre Métropolitain avait été confiée à Carlo Montanaro qui l’a mené de main de maître. Les différentes scènes se sont passées dans des décors signés Robert Dahlstrom. Ceux-ci représentaient bien l’époque où l’action se passait et étaient mis en valeur  par les éclairages de Anne-Catherine Simars-Derespe. Cet opéra démontre d’une façon évidente la place subalterne que la femme occupait à cette époque, le XIXe siècle, et le peu d’importance qu’on lui accordait. L’extrait La donna è mobile en est certainement la preuve.

Bref, il s’agit d’un opéra à ne pas manquer à tout point de vue : visuel, audio, artistique, émotion etc. Rigoletto est encore à l’affiche les 18, 20 et 22 septembre 2018 toujours à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts. Des billets sont encore disponibles.

Crédits Photos : Yves Renaud

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