Sara Dufour, d’une énergie brute et spontanée!

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Marie-Claude Lessard

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Pour sa cinquième participation aux Francos de Montréal, l’auteure-compositrice-interprète Sara Dufour s’est payé la Scène Loto-Québec dimanche soir dernier. Elle a offert aux festivaliers enjoués un 60 minutes cajun au cours duquel banjo, guitares, percussions, harmonica, claviers et contrebasse groovaient solidement des mélodies traitant de dépaysement et de liberté.

Celle qui a reçu comme cadeau de sa grand-mère sa toute première guitare à l’âge de 14 ans a présenté ses deux opus, Dépanneur Pierrette (2016) et Chez Té Mille (2019) , avec une énergie contagieuse. D’une forme splendide vocalement, elle n’a pas pris de temps pour occuper tout l’espace de la scène, grattant ses guitares comme s’il n’y avait pas de lendemain avec ses talentueux musiciens qui participaient activement. Leurs solos complices donnaient le sourire et le goût de danser.


Sara Dufour a évidemment profité de ce spectacle réunissant une foule diversifiée pour afficher sa colorée personnalité. Originaire de Dolbeau-Mistassini au Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle a déclaré, en guise d’introduction à la chanson J’tu due pour caller l’cube, qu’on peut sortir la fille du lac mais pas le lac de la fille, et que c’est pour cette raison que la nature et les voyages sont d’une importance capitale pour elle, même si elle demeure à Montréal. Boire de la bière, faire des road trips ou juste chiller entre amis font partie de ses activités préférées, comme peuvent en témoigner les pièces Chic-Chocs, Dans l’sens contraire et Chez nous c’est Ski-Doo, trois hymnes qui ont déménagé et fait lever le party!

Avec son adorable accent et son débit survolté, l’artiste a raconté de savoureuses anecdotes qui créaient une magnifique proximité. Sa capacité de passer des larmes aux rires avec une telle fluidité impressionnait. La touchante Parce qu’ on s’aime, qui raconte l’histoire d’un couple qui traverses les tempêtes avec équilibre, mettait un baume sur le cœur alors que Gun à patate, qui relate l’idée de tirer des patates dans le lac lors d’une journée plutôt terne, nous sidérait par son humour inattendu et sa belle spontanéité.

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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