Le Vaisseau-coeur : spectacle lumière, mais pas trop flamboyant!

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Nous avons eu le plaisir , le 10 septembre 2019, d’assister à la magnifique Salle Bourgie du Musée des Beaux Arts de Montréal à un Ballet Opéra Pantomime, Le Vaisseau-coeur mis en scène par Cédric Delorme-Bouchard qui est aussi responsable des effets de lumière, alors, qu’au piano, nous avions Claudia Chan ainsi que le Choeur d’élèves de l’école Joseph-François Perrault. À la barre de l’ensemble I Musici de Montréal  et du Choeur, nous avions Hubert Tanguay-Labrosse, dont nous devons féliciter le magnifique travail.

Tout d’abord, nous avons eu droit à la création de Le Vaisseau-coeur de Alexis Raynault, une pièce tout simplement sublime qui appelle au rêve éveillé. Un déroulement précis des intensités lumineuses et de leur déplacement. Au tout début, nous avons passé de la clarté de la salle à la complète noirceur (sauf en ce qui concerne certains éclairages pour les musiciens). Par la suite, retour de la lumière avec les danseuses qui transportaient des plaques miroitantes avec reflets de couleur, pour ensuite laisser entrer le Choeur, un ensemble de voix magnifique.

Puis, ce furent les Litanies à la Vierge noire de Francis Poulenc (1899-1963). Une magnifique prestation de tous les participants, autant du côté instrumental que vocal et visuel, avec le va-et-vient des danseuses qui, cette fois-ci,  ont démontré leur talent avec de grandes perches, parfois à deux, mais un peu plus tard à quatre. Un beau ballet rendant hommage à cette oeuvre de Poulenc. Impossible de ne pas être attentif à un tel spectacle!

Et finalement, ce furent les Trois petites Liturgies de la Présence divine: 1) Antienne de la Conversation intérieure, 2) Séquence du Verbe, Cantique Divin, 3) Psalmodie de l’Ubiquité par amour de Olivier Messiaen (1908-1992). En ce qui me concerne, quelle découverte! On dit que son oeuvre trouve ses sources dans une profonde ferveur catholique. Aucune difficulté à le croire, juste par ce que nous avons eu le plaisir d’écouter. C’est dans cette pièce qu’a pu se faire valoir Estelle Lemire aux ondes Martenot.

Sans jeu de mot, le chœur était tout simplement divin. Il est vrai que la pièce avait été composée pour un chœur féminin. Les danseuses ont également participé à cette ode, avec cette fois-ci beaucoup plus de plaques miroitantes aux effets lumineux magnifiques, sans aller dans la flamboyance, juste  avec un  parfait équilibre avec ce que nous entendions pour nous diriger vers une finale exaltante.

En somme, soixante minutes qui nous en ont paru trente. Une démonstration de différents talents qui étaient à la hauteur des uns des autres, mais aussi et surtout à la hauteur des œuvres que nous avons entendues.

Crédits Photos : Wissam E. Salem

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