Grand Sapin de Ste-Justine : illuminer l’espoir des enfants

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Marie-Claude Lessard

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La douzième édition du Grand Sapin a été lancée en grand le lundi 2 décembre à l’Hôpital Sainte-Justine dans le cadre de l’émission Le retour de Mitsou (Gélinas) et Sébastien (Benoît) sur les ondes de Rythme FM.  Une pléiade d’artistes touchés de près ou de loin par ce que vivent les enfants malades et leurs parents ont pris part à l’événement dont Ariane Moffatt, Guy A. Lepage, Antoine Vézina, Marie-Ève Janvier, Jean-François Breau Nicolas Noël, Patrice Bélanger et Isabelle Boulay.

Trônant à l’entrée de l’Hôpital Sainte-Justine pendant la période des Fêtes, le Grand Sapin s’illumine au rythme des dons du public. Jusqu’au 12 décembre, l’objectif est d’activer 125 000 lumières pour un total de 625 000$. Au moment d’écrire ces lignes, 54 035 lumières ont trouvé preneur. Vous pouvez effectuer des dons en cliquant ici ou en vous présentant dans les épiceries Metro. Jusqu’à ce jour, cette campagne a permis à la Fondation Sainte-Justine d’amasser plus de 5 millions et d’ainsi créer le Fonds Metro d’aide aux familles de Sainte-Justine lié au Service social. D’autres stratégies promotionnelles s’accumuleront au fil des jours dont une touchante publicité et des capsules vidéos mettant en vedette des enfants malades, accompagnés de Guy A. Lepage,  qui détermineront qui d’Hélène Bourgeois-Leclerc, Patrice Bélanger, Pascal Morissette et Martin Petit est le meilleur ambassadeur pour la fondation. Ces vidéos seront disponibles à compter du 5 décembre.

Plusieurs performances ont ponctué le lancement. Forte de son premier album de Noël, En attendant Noël, qui a atteint la pôle position des palmarès francophones au Canada et au Québec, Isabelle Boulay a offert une version blues et country de Blue Christmas avec le guitariste Simon Godin. « J’espère qu’à Noël l’année prochaine, les enfants seront avec leur famille. Je leur souhaite qu’ils soient guérie et avec leur famille », a-t-elle déclaré au sujet de son implication. De son côté, Ariane Moffatt a interprété au piano Petit Papa Noël en compagnie de Mitsou. Cette semaine, l’artiste n’a pas fini de s’impliquer dans des causes sociales car demain, le 5 décembre, elle fera partie de la Grande Guignolée des médias. Elle a d’ailleurs proposé une publicité simple mais très forte qui va droit au cœur où elle reprend un extrait de son succès Je veux tout. «La campagne était autour du concept du vide. J’ai pensé à ma chanson ( la ligne Le vide, je vais le remplir), et j’en ai fait une version vraiment plus espacée où il y avait du vide justement. Ça servait bien au message de la Guignolée. Durant la journée de sensibilisation, l’organisation ne va jamais voir autant de porte-parole crinqués

Quelques messages d’espoir pour ceux qui passeront Noël à l’hôpital…

Mitsou : Laurent l’a bien résumé pendant l’émission. Il disait qu’il avait l’impression que, à chaque lumière, il y avait quelqu’un qui lui donnait une petite tape dans le dos et lui disait de continuer. Pour moi, c’est le plus beau message dans le fond. Les enfants qui sont malades peuvent prendre ce message autant que les parents qui amènent leurs enfants. On sait que ce sont des moments qui peuvent être extrêmement et terriblement difficiles tant au niveau personnel, émotif que financier aussi. C’est pour cela que la fondation aide les parents qui doivent tout stopper souvent pour prendre soin de leur enfant.

Sébastien Benoit : J’aime dire qu’on illumine un sapin, mais qu’on illumine aussi le cœur d’un enfant. C’est vraiment ça. Toutes ces lumières-là représentent des gens qui pensent à vous. Peut-être que vous êtes en train de manquer des party de Noël et des célébrations en famille, mais il y a des gens qui pensent à vous.

Guy A.Lepage : Il n’y a personne qui veut que son enfant soit malade, mais la meilleure place à être pour un enfant quand il est malade, c’est l’Hôpital Sainte-Justine. Dès qu’il y a un problème, de la grossesse difficile jusqu’à des maladies infantiles rares à faire soigner, on finit toujours par se faire transférer à Sainte-Justine. Ce n’est pas le fun de passer Noël à l’hôpital, mais c’est mieux de le faire avec du personnel bienveillant et compétent qu’à la maison en ne sachant pas ce qui va nous arriver.

Marie-Ève Janvier : Je dirai aux parents de continuer de focuser sur les vraies choses toutes simples et de profiter de chaque seconde. Qu’on ait un enfant malade ou un enfant en santé, on devrait profiter de chaque seconde de toute façon.

Jean-François Breau : Marie-Ève et moi, on s’est promenés un peu partout dans les hôpitaux dans les dernières années. Pour avoir jasé à des parents d’enfants malades et pour Marie-Ève qui a vécu ça à l’intérieur même de sa famille avec son frère, tu te sens un peu impuissant. C’est plus gros que toi. La dernière chose que tu veux, c’est de te sentir seul dans cet évènement-là. De sentir que tu es pris en charge par une équipe médicale qui te dit qu’elle va s’occuper des choses et que ça va marcher même si les pronostics ne sont pas très positifs fait toute la différence. En plus, élargir cette famille médicale avec des campagnes de sensibilisation comme celle du Grand Sapin , c’est très encourageant et c’est le meilleur message qu’on peut envoyer aux parents qui s’accrochent au moindre filet d’espoir qu’ils peuvent trouver.

Quelques conseils pour conserver (ou pas 😉 ) la magie de Noël…

Sébastien Benoît : Il y a des moments privilégiés qu’on garde, des traditions qui doivent  rester. Mercredi passé, on a décidé de faire le sapin et, à ce moment-là, il faut se couper de tout. Les cellulaires sont rangés, on met de la musique de Noël, Avec ma blonde et mon garçon, on était concentré là-dessus. Il y avait mon chien qui voulait détruire les boules de Noël, c’était le seul qui ne collaborait pas! C’est important de juste essayer de prendre du temps, de s’arrêter à Noël, de se parler, de s’écouter et de passer des moments à flâner et à rien faire. Je pense que c’est la plus belle tradition qu’on pourrait donner à ce monde où on court tellement vite et où on fait 36 000 affaires en même temps.

Mitsou : Je pense que c’est de se mettre sur le beat des enfants tout simplement. Moi, c’est mon meilleur truc. En ce moment, j’ai la chance d’avoir une fille qui est encore jeune (12 ans). L’autre l’adolescente, elle se fout un petit peu de Noël, mais Mila est encore très très excitée par ça. Le fait de commencer à préparer les cadeaux, de préparer l’ambiance et de se faire une thématique, pour elle, c’est  extrêmement important. Donc, j’ai juste à me brancher là-dessus, et la job est faite!

Guy A.Lepage : Avec un enfant de cinq ans à la maison qui croit encore au Père-Noël, je ne perds pas la magie! Je dois avouer que je suis toujours un peu sceptique par rapport à Noël. Je crois personnellement qu’il n’existe pas car je l’ai vu dans plusieurs centres d’achats en même temps! Mais bon…Je fais semblant que je ne le sais pas!

Marie-Ève Janvier : C’est de se le rappeler tout simplement parce que ça prendre une seconde pour se reconnecter! Avec notre fille Léa, c’est effectivement facile de retomber vite dans cette magie-là. Elle nous rappelle à quel point il faut arrêter de stresser et ne pas focuser sur les trucs qui peuvent attendre. Avec elle, ça a été un bonheur de faire le sapin de Noël, mais je dois avouer que je l’ai principalement terminé seule! Elle a posé comme quatre boules et elle avait envie de faire autre chose!

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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