Hanorah au FEQ : quand chanter devient une délivrance vitale

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Marie-Claude Lessard

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Le samedi 6 juillet dernier, les festivaliers présents au Coeur du FEQ (Scène Fibe) ont magnifiquement débuté leur 5 à 7 en compagnie de la chanteuse Hanorah, gagnante du concours Apéros FEQ qui s’est conclu en mai dernier.

«Ça m’a choquée d’avoir gagné ce concours. Je ne m’attendais vraiment pas à cela. À chaque niveau (quart de finale, demi-finale et la finale), je commençais un peu plus à comprendre l’effet que ma voix et mon son avaient auprès des gens. J’en suis vraiment reconnaissante.», nous a-t-elle confié encore ébahie lors d’une entrevue donnée quelques heures avant le concert. Lors de ce spectacle, c’était au tour des spectateurs d’être abasourdis par le talent de celle qui a amplement mérité une bourse de 5 000 $ en remportant cette compétition faisant une belle place à la relève.

Sous un soleil radieux, elle a fait oublier l’étouffante chaleur avec sa voix caméléon. Passant sans effort aux hautes envolées à des notes rauques au timbre divinement éraillé, Hanorah n’a pas pris de temps pour démontrer son impressionnante maîtrise vocale qui ferait rougir n’importe quelle interprète, mais le plus stupéfiant, c’est à quel point cette capacité n’a pas réellement d’importance. Ce qui l’est et qui déchire le cœur délicieusement, c’est le besoin vital de chanter qu’elle a dégagé avec un naturel sidérant et étrangement séduisant puisque ce sont de profondes douleurs passées qui le forge.

Ce sentiment d’urgence pour supporter ses démons sur une base quotidienne, Hanorah l’a concrètement matérialisé à travers son tout premier micro album paru en mars dernier qui a pour titre For the Good Guys and the Bad Guys. Un EP dédié donc aux bons et méchants garçons à l’intérieur d’une facture soul brute remplie d’émotions. «En fait, le terme guys réfère à tout le monde, pas seulement aux garçons. Le bon et le mauvais sont en tout le monde, mais l’important est de laisser le positif gagner.», a soutenu l’interprète.

À travers cette guérison musicale, Hanorah a abordé une panoplie de sujets actuels tels que les bienfaits de la thérapie, le support inconditionnel avec la chanson inédite Skeletons et la sensation d’être constamment submergé de problèmes avec Saturn Return. Elle a également proposé deux reprises dont With a little help from my friends de The Beatles qui a bien entraîné la foule de plus en plus nombreuse. Énergique, dansante et souriante, elle a affiché une belle complicité avec ses musiciens et choristes, leur laissant une place de choix sur les pièces comme Going Down et Long Road avec des solos poignants et impressionnants. Elle a aussi affiché ses habiletés de musicienne en jouant splendidement de la guitare électrique.

Elle a terminé son concert de soixante minutes sur une note finale puissante et longue qui a cloué autant les spectateurs que ses collègues. Une conclusion épique qui restera gravée en mémoire bien longtemps.

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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