Le français et les milléniaux, Karina Marceau fait le point

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Charles Lallemant

Au Théâtre Outremont, vendredi dernier, a eu lieu l’avant-première du documentaire I speak français qui sera diffusé sur les ondes de Télé-Québec le mercredi 20 mars à 20h00 en l’honneur de la Journée de la langue française. Ce documentaire réalisé par Karina Marceau ,en collaboration avec Élisabeth Daigle,  donne une voix aux 18-30 ans pour qu’ils étalent leurs pensées sur plusieurs sujets relatifs à la langue française.

Quelques personnalités publiques, telles que Catherine Dorion et Denise Bombardier, commentent les divers constats découlant de ce travail qui s’est échelonné sur un an. Avons-nous raison de croire que les milléniaux se préoccupent peu du français et de son avenir? Quelle place ces derniers accordent-ils à l’anglais et à ses institutions? Grâce à la firme de sondage SOM, plus d’un millier de jeunes adultes répartis sur le territoire québécois ont pris position sur des questions concernant la langue de Molière.

Des résultats parlant

Bien évidemment, les statistiques, qui sont d’ailleurs abondantes et parlantes, varient énormément d’une région à l’autre: l’Outaouais, la Gaspésie, Montréal et Québec. En regardant le portait global, 88% des jeunes affirment être fiers de parler français et 69% reconnaissent avoir un rôle à jouer pour assurer sa prospérité. En effet, ces chiffres à eux seuls suffissent à nous mettre du baume au coeur en ce qui a trait à l’avenir de notre langue nationale. Toutefois, même s’ils accordent une importance prépondérante à celle-ci, ils reconnaissent l’anglais comme tout aussi important à maîtriser afin de briser les frontières et ouvrir leurs horizons, ignorant parfois tous les combats historiques qui nous ont mené aux acquis actuels. Par exemple, à Québec, plus de 90% de cette tranche d’âge souhaiterait un assouplissement de la loi 101 qui leur permettrait d’aller à l’école anglaise dès son plus jeune âge.

«Le français, c’est la langue de l’amour, celle de la poésie». De manière plus qualitative, ils ont un souci de le maîtriser car ils sont conscients de l’image qu’ils projettent en s’exprimant maladroitement, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. Plusieurs évoquent le fait qu’il est rempli de règles et d’exceptions qui peuvent parfois le rendre plus difficile à aimer, sans pourtant y renoncer.

Réflexions abordées

Avons-nous raison de s’inquiéter de la qualité du français utilisé dans leurs textos ou sur les réseaux sociaux? Quelle place sont-ils prêts à céder aux autres langues? Le recours aux anglicismes met-il en péril notre langue? Le joual ainsi que leur langage «codé» contribuent-ils à la défloraison de la langue? Quel est notre discours en tant que parent? N’avons-nous pas d’abord le rôle de transmettre les valeurs appartenant à la richesse de notre patrimoine québécois? Pour en apprendre davantage sur ces questions, je vous invite à regarder le documentaire I speak français mercredi prochain à 20h00.

Pour ma part, faisant partie de la génération ciblée, je crois que le français des Québécois est un trésor que l’on se doit de protéger à la couleur de notre joual, sans écarter totalement les anglicismes incrustés dans notre culture, tout en sachant le respecter dans sa complexité.

Crédits Photos : Télé-Québec 

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