La malédiction de La Llorona : pour les cris…et les rires!

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Quand le film La malédiction de La Llorona a été annoncé il y a quelques mois, les paris ont été vite ouverts. Est-ce que ce nouveau joujou horrifiant allait être aussi épeurant que la bande-annonce voulait nous le faire croire ? Une question brûlait les lèvres de tous les fans de grands frissons : puisque que le film est produit par l’équipe derrière l’univers de La Conjuration, est-ce que La Llorona (prononcez Yorona ) allait s’inscrire dans la continuité des précédents volets ou bien ce serait simplement un film indépendant ?

La rumeur prit fin le 19 avril dernier, et La malédiction de La Llorona se confirme comme faisant partie de l’univers de La Conjuration, s’inscrivant ainsi dans la lignée de Annabelle et La religieuse. Est-ce qu’on a besoin d’avoir tout vu les autres films d’avant pour apprécier celui-ci ? Non. La Llorona possède sa propre histoire bien à elle et nul besoin de comprendre les autres films pour bien saisir l’histoire. Même les clins d’œil aux films antérieurs se font dans le plus simpliste des hommages.

L’histoire est d’ailleurs aussi très simpliste, voire minimaliste, ce qui en fait un film tant appréciable. Le film débute au Mexique au siècle passé. Défile devant nous une femme en robe blanche avec ce qui semble être son mari et leurs deux enfants. Quelques secondes plus tard, la même femme est surprise en train de donner la mort à ses enfants. Pourquoi ? Il faudra attendre quelques minutes plus loin pour comprendre, quand rendu en 1973, une travailleuse sociale apprend la légende de La Llorona par une femme qui fait l’enquête d’une histoire inquiétante. Cette légende terrifiante, c’est La Llorona qui revient se venger et prendre les enfants de ceux qui l’entendront pleurer. La base du film est très peu étoffée mais ce qui en fait son charme, surtout la légende de La Llorona elle-même. Combien de fois nos parents nous ont dit qu’on se feraient prendre par une entité quelconque advenant le cas où nous serions désobéissants ? C’est dans ce même concept que le film tente d’aller.

Le film ne réinvente en rien les histoires de fantôme ou les jumpscares que l’on voit venir plusieurs minutes à l’avance, mais qui a dit que prévisible rimait avec déception ? Le jeu d’acteurs est très convaincant. À elle-seule, Linda Cardellini (vue dans Scooby-Doo, d’ailleurs, trouvez le joli clin d’œil 😉 ), parvient à nous embarquer solidement dans son rôle de mère monoparentale qui fera tout en son pouvoir pour sauver ses deux enfants des griffes de la terrible vengeresse démoniaque. Les jeunes acteurs, très crédibles, réussissent à nous convaincre également avec un jeu très juste.

La malédiction de La Llorona n’est certainement pas le film le plus réussi de tout l’univers de La Conjuration, mais il a sa place. Nous avons ici une bonne entrée avant Annabelle 3 : retour à la maison qui prendra l’affiche en juin. N’ayez crainte, La Llorona saura bel et bien vous soutirer quelques cris… et des rires assurés !

Crédits Photos : Courtoisie

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