Olivier Martineau et son one-man show « Parfa » !

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Un spectacle presque « Parfa »

Olivier Martineau a présenté, mercredi soir dernier, la première médiatique de son deuxième one-man show intitulé Parfa au prestigieux Monument-National. L’humoriste verbomoteur aura rendu justice à sa réputation puisque tous les éléments qui font de lui un comique unique y étaient. Justement, le jeu de mot étant inévitable, ce spectacle était-il « Parfa »?

Selon le principal intéressé, il n’y aura « pas d’niaisage » et « ça va pas être délicat », et c’est en partie vrai. L’humoriste a lancé bien des bombes ici et là tout au long de la soirée en surprenant son auditoire. Quoique, dans l’ensemble, on a vu bien pire en terme de blagues salées. Son humour mordant demeure donc accessible à bien des égards. Autrement dit, il ne fait pas dans la dentelle, mais pas dans le hardcore non plus.

Olivier Martineau, un véritable moulin à paroles

Avec ce spectacle, on comprend très vite que Martineau veut nous exprimer son inquiétude de vieillir et qu’il commence à ne plus comprendre les nouvelles générations, tel un vieux mononcle. La peu de vieillir est en quelque sorte le thème mis en toile de fond. Ce dernier fait le grand constat du choc des générations. En se retrouvant dans le milieu de ces deux générations, il s’est permis de s’attaquer autant aux milléniaux, comme quoi ils n’ont pas véritablement connu la misère, qu’aux baby-boomers. L’humoriste, âgé de 38 ans, affirme aussi ressentir les effets du vieillissement.

On a certes bien intérêt à le suivre tellement le rythme est déglingué, peut-être un peu trop même. Si on perd parfois le fil, on est tout de même surpris par les prouesses de Martineau à nous captiver de par son éloquence et de ses sacres bien assumés. Peut-être un peu plus de contrôle dans la livraison pourrait rendre certaines blagues encore meilleures qu’elles ne le sont présentement.

Faire passer des messages

À travers des blagues plus futiles, il aura réussi à s’exprimer sur des sujets plus profonds tels l’idéal de beauté chez les femmes à travers la mode et comment ça peut les affecter en prenant constamment des selfies. Un segment qui aura occasionné bien des applaudissements et fut sans doute l’un des moments forts de la soirée. Martineau s’est également exprimé sur d’autres sujets sensibles comme la censure en humour, évidemment. Il n’y a pas à dire, on remarque une tendance chez les humoristes à intégrer leur point de vue sur la censure de façon subtile, ou pas, dans leurs numéros. Comme quoi ils en font assurément leur cheval de bataille. Sans grand étonnement, il a évoqué le cas de Jérémy Gabriel, sans le nommer directement. « Qu’il me poursuive ! », rajoute-t-il. « Il va voir que c’est pas mal moins drôle de poursuivre quelqu’un qui n’a pas d’argent ! ».

En fin de spectacle, il a complètement charmé le public avec ses chansons grivoises en s’accompagnant à la guitare « sèche comme Denise Bombardier ». Avec un humour virulent qui provient des fonds de bars, force est d’admettre qu’on a un plaisir coupable à savourer des blagues pour adultes avertis et qui ne demandent pas beaucoup de réflexion. Sur ce point, il a gagné beaucoup de points, dommage qu’il ait mis ce numéro chanté seulement à la toute fin.

Parfa est un spectacle contenant de petits bijoux de blagues, mais qui, globalement, demanderait à être poli. Olivier Martineau a pris le temps de remercier tous les gens qui ont travaillé sur le spectacle et tenait à préciser qu’à un moment dans sa vie, il a pensé renoncer à remonter sur scène. Rien n’est à prendre pour acquis. Heureusement pour nous, il est encore là. Cliquez ici pour consulter le site officiel pour les dates de spectacle !

Crédit photos : © Mélanie Vachon / Éklectik Média

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