L’OM grandeur nature : un succès garanti interrompu par Dame Nature

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Vous aimez les concerts à la belle étoile, profiter des dernières heures avant le crépuscule, et même prolonger cette période en y ajoutant un souper en pique-nique avec votre famille et/ou vos ami(e)s dans un entourage chaleureux avec un splendide coucher de soleil en prime? Nous avons presque eu tout cela le jeudi le 27 juin à l’Espace 67 du Parc Jean-Drapeau sur l’Ile Ste-Hélène avec le fabuleux Orchestre Métropolitain et son non moins fabuleux directeur Yannick Nézet-Séguin dans un concert intitulé L’homme Grandeur Nature.

C’était jour de fête pour le site enchanteur qu’est Espace 67 puisque c’était son inauguration officielle, d’où le cadeau de ce beau concert pour lequel Yanick Nézet-Séguin nous avait concocté un savoureux menu. Étant donné que le site lui-même est un retour dans le temps avec l’histoire entourant l’Île Ste-Hélène (les batailles qui s’y sont tenues, Expo 67, les Jeux Olympiques, Les Floralies, le Grand Prix de Formule 1, les feux d’artifices…), Yanick a voulu que ce concert reflète les mêmes constances. Alors, pour le côté français de notre histoire, quoi de mieux que de nous présenter une oeuvre du plus français des compositeurs, soit Georges Bizet, et sa Suite no 2 de Carmen?! Comme notre histoire implique aussi un volet anglais, il a choisi une composition du britannique d’Edward Elgar,les Variations Enigma.

Une pièce écrite spécialement pour l’occasion par Alejandra Odgers intitulée Menahanis qui a enrobé le tout. Elle comportait des volets abénaquis, iroquois, français, anglais et l’insertion de vingt-sept fragments de mélodies rappelant l’expo, les floralies et même les feux d’artifice en musique. On a pu notamment y reconnaître  Auprès de ma blonde, Pomp and Circumstance de Edward Elgar, Ô Canada, À la Claire Fontaine et  Gens du Pays. Une pièce qui nous fait revivre 400 ans de notre histoire en dix minutes. Bravo et merci, Alejandra Odgers!

Comme tous les spectacles maintenant, celui-ci ne faisait pas exception à la présence d’écrans géants. Comme il y avait une caméra sur la scène face à notre beau Yanick, nous pouvions l’observer et voir sa physionomie à travers laquelle se reflétait le bonheur qu’il ressent de diriger cet orchestre et la passion qui le dévore. Par moments, on aurait dit qu’il dirigeait ses musiciens avec les yeux, tout simplement fantastique. On a même pu déceler des petits regards coquins.

Une fois les trois premières pièces exécutées, Yanick nous confirme qu’il a en réserve quelque chose pour nous, quelque chose qui est associé avec les amateurs de concerts de plein air de Montréal, et qui est nul autre que le Boléro de Maurice Ravel que l’OM a entammé à notre plus grande joie. Grande joie qui fut cependant de très courte durée puisqu’on nous a annoncé une veille d’orage avec pluie, tonnerre et éclair, et que, par précaution, on suggérait une évacuation des lieux. Incroyable les plaisirs que Dame Nature peut nour prodiguer, mais qu’elle peut nous enlever aussi! Une fin de concert donc plutôt plate, mais pas à cause des performeurs.

L’Orchestre métropolitain sera au pied du Mont-Royal le 25 juillet prochain , en espérant que Dame Nature sera plus compatissante!

Crédits Photos : Gilles Proulx

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