Une soirée éclatée et colorée pour Alex Nevsky et ses invités au FMG!

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Marie-Claude Lessard

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L’auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky n’a pas multiplié à profusion les présences dans les festivals cet été, mais lorsqu’il le faisait, c’était toujours dans le cadre de productions uniques et exclusives. Son concert d’hier au FMG (Festival de montgolfières de Gatineau) en première partie du groupe Les Trois Accords n’a pas fait exception. Au menu : grands succès, trésors cachés, pièces inédites, une fascinante brochette d’artistes issus de la nouvelle génération et d’hilarantes surprises spontanées qui, une fois combinés de la plus naturelle des manières , ont insufflé à la soirée de sublimes touches de folie et de joie.

L’intérêt du public, majoritairement familial, a été promptement enclenché dès la première chanson, la populaire Polaroïd. À travers les la la la la l’amour que les spectateurs poussaient avec vigueur, une ambiance chaleureuse et festive se dessinait à vive allure. Vêtu d’un attrayant ensemble fleuri, Nevksy a proposé un enchaînement d’hymnes dansants illustrant son sincère bonheur de se produire sur scène devant des gens aussi enthousiastes. Après une incursion chez la belle Fanny, il a offert deux titres de son troisième album Nos Eldorados, soit  Le lit des possibles et Le cœur assez gros bonifié par l’insertion habile d’un extrait de Mieux vaut vivre pauvre. Pour clore cette portion individuelle de manière originale et marquante, il a dévoilé une chanson qui figurera sur son quatrième album dont la date de sortie n’a pas encore été annoncée. À l’instar de l’extrait Amour immodéré paru en mai 2018, cette nouvelle pièce baigne dans la pop vitaminée propre à l’artiste mais avec une vibe planante plutôt prometteuse, en plus de servir une ritournelle diablement accrocheuse.

Pour la seconde partie du spectacle, comme il le fait grâce à son rôle de coach à l’émission La Voix, il a affiché son affection et admiration envers les artistes de la relève en leur accordant une immense place pour briller. À l’aise dans le rôle de choriste et de joueur discret de tambourine, il a laissé les spectateurs découvrir comme il se doit quatre chanteurs qui, à son avis, seront les stars de demain. Face à tant de talent et de diversité musicale, le public n’a eu d’autre choix que de lui donner raison. Le premier à performer a été Soran, qui a justement participé à la quatrième saison de La Voix. Du haut de ses 21 ans, il a hypnotisé avec sa voix apaisante et légèrement éraillée ainsi que son look simple mais fichtrement stylé et moderne. Il a interprété le joli ver d’oreille Emma qui a été écouté plus d’un million de fois sur Spotify.

Anciennement du duo Eli&Papillon, Eli Rose est ensuite débarquée sur la scène avec une attitude plus assumée et éclatante que ce qu’on connaissait d’elle. Elle a insufflé à sa pop de prédilection des mélodies technos percutantes qui favorisent les déhanchements. D’une énergie posée mais déterminée, elle a séduit avec la romantique Soleil.

Connue pour son rôle de Rafaëlle dans la série jeunesse Jérémie, Claudia Bouvette a amorcé, il y a quelques mois, son retour dans le milieu de la musique en lançant son tout premier EP. Venue interpréter la pièce Back to life, la chanteuse a imposé efficacement son univers planant et groovy faisant délicieusement penser à la formation canadienne Metric.

Par la suite, Ludovick Bourgeois a actionné les cordes vocales de plusieurs fillettes et adolescentes du public en livrant son succès Desert Song. Ses nombreux fans étaient fidèles au poste pour chanter sans la moindre hésitation. L’artiste devrait faire paraître du nouveau matériel incessamment.

Après ce segment, place aux duos! Captivé par les festivaliers des premières rangées qui portaient fièrement des oreilles de lapin, Alex Nevsky a fait la conversation avec un d’entre eux, ce qui a mystérieusement provoqué un moment improvisé absolument tordant. Bon joueur, celui qui s’est présenté sous le nom de Napoléon a, à la demande de Claudia Bouvette et Alex Nevsky, improvisé une danse sur une pièce qui se retrouvera sur le prochain opus de Nevsky. Ne paraissant aucunement déstabilisé, Napoléon a crée un moment rassembleur que personne n’oubliera de sitôt!

Eli Rose est apparue de nouveau, cette fois-ci pour offrir la magnifique Jeter un sort, interprétée par Coeur de pirate sur l’album Nos Eldorados. Sa voix se mêlait fluidement à celle de Nevsky, et le public a grandement apprécié cet instant d’accalmie qui lui a permis de revenir en force pour l’acte final. Accompagné de tous ses invités, la vedette de la soirée s’est adonné à quelques pas de danse célèbres sur la très à propos Les pas de la danse, bijou de son premier disque De lune à l’aube sorti en 2010. La chorégraphie de La Macarena a donné du fil à retorde à Soran mais il s’est prêté au jeu de façon sympathique.

En guise de conclusion, un immense et réjouissant karaoké à ciel ouvert au son de Donne-moi ma chance, On leur a fait croire et Les Coloriés a mis la table pour la frénésie que s’apprêtait à vivre Les Trois Accords.

Crédits Photos: Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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