Un ballet contemporain présenté avec la grâce d’un ballet classique!

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Le jeudi le 4 octobre dernier avait lieu, à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts,  la première mondiale tant attendue du ballet L’Amant de Lady Chatterley présenté par les Grands Ballets Canadiens de Montréal.

Ce ballet, inspiré du roman de D.H. Lawrence du même titre, met en vedette Éline Malègue et Raphaël Bouchard dans les rôles respectifs de Constance (Lady Chatterley) et Oliver Mellors, le garde-chasse du couple Chatterley et amant de Constance. Sous la direction artistique d’Ivan Cavallari, Dane Holland dans le rôle de Clifford et Sahra Maira dans celui de Mme Bolton sont également de la distribution.

La soirée a tout d’abord débuté par la remise à Mme Constance Pathy de l’insigne Des Ordres et des Lettres du Québec pour son généreux mécénat auprès des Grands Ballets Canadiens de MontréalIl s’agit d’une création originale de la chorégraphe britannique Cathy Marston, qui n’en est pas à ses premières armes dans ce domaine puisqu’elle a déjà monté notamment Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë Jane Eyre, inspirée par le roman de Charlotte Brontë, et Lolita de l’auteur américain Wladimir Nobakov. Quant à la musique, l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal  est sous la direction de Dina Gilbert, formée par nul autre que le maestro Ken Nagano. Quant aux décors, très minimalistes, ils sont signés Lorenzo SavoiniIl ne faut pas oublier Philip Feeney, le compositeur de la musique dans laquelle, probablement due à l’époque où la scène se passe, on y retrouve un peu l’influence de George Gershwin et Maurice Ravel. Monsieur Feeney a beaucoup composé pour la danse au bénéfice de nombreux chorégraphes de tous les domaines.

Pour les néophytes de la littérature britannique et en particulier de D.H. Lawrence, voici un court résumé du roman L’Amant de Lady Chatterley.  L’histoire à laquelle la chorégraphe Cathy Marston s’est attaquée débute durant la Première Guerre mondiale dans une Angleterre puritaine. Il s’agit d’une jeune femme mariée, Constance, dont le mari, Clifford Chatterley, propriétaire terrien, est devenu paralysé et est sexuellement impuissant. Cette vie monotone, un mari indifférent et la frustration sexuelle l’invitent donc à s’impliquer dans  une liaison avec le garde-chasse, Oliver Mellors, dans laquelle elle s’épanouit physiquement, alors que l’âme d’Oliver s’épanouit psychologiquement.

Chapeau  à Cathy Marston, la chorégraphe qui a su aller chercher toutes les émotions chez les danseurs. On avait envie de rire, pleurer, rager avec eux et aussi d’aimer. Leur souplesse et leur grâce démontrent toute la technique qui leur est transmise. Les danseurs ne sont pas seulement des danseurs, ce sont aussi des comédiens, ou disons des mimes, qui, par leurs réactions, leurs sourires et leurs contractions faciales, ont réussi à bien nous faire partager leurs sentiments de tristesse, de joie et de bonheur. L’exécution de leurs pas nous aidait également à vivre l’histoire à travers eux.  Personnellement, une vague d’émotion est montée en moi en voyant Constance avec le bébé dans son ventre, si heureuse de sa condition.

Évidemment, lorsqu’on parle de L’Amant de Lady Chatterley, trois mots nous viennent en tête : sensualité, érotisme et sexualité. Ils y sont bien présents mais démontrés d’une façon vraiment artistique et professionnelle sans aucune vulgarité et surtout avec  émotion. Pour résumer le tout, c’est un ballet contemporain présenté avec la grâce d’un ballet classique. La production de L’Amant de lady Chatterley est encore à l’affiche les 11, 12 et 13 octobre 2018. Vous pouvez vous procurer vos billets en ligne en cliquant ici.

Crédits Photos : Sasha Onyschenko

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