Black Mirror : une 4e saison qui manque d’audace

Depuis la parution d’une bande-annonce nous révélant la venue de six nouveaux épisodes il y a quelques semaines, l’attente de la quatrième saison de la populaire série Black Mirror était très palpable. Saviez-vous que ce n’est que depuis l’an dernier, alors qu’elle entamait sa troisième saison sur la plateforme Netflix, que la série a suscité une très vive curiosité autour du globe? Cette surprenante série qui aborde un sujet peu singulier sème même la panique chez certains. Mais qu’a-t-on pensé globalement des six épisodes mis en ligne le 29 décembre dernier?

S4É3 : Crocodile

Il est malheureux de constater que les nouvelles histoires ne sortent pas du lot si nous nous fions aux saisons précédentes. Les fans, ayant bien adhéré au concept basé sur une vision dystopique du futur, attendaient sans doute de nouvelles avenues auxquelles se heurter afin de représenter cette paranoïa des potentiels avancés technologiques. À bien des égards, les scénaristes ont gravement manqué d’audace. Avaient-ils peur d’aller trop loin? Même s’il faut admettre que la ligne est mince pour ne pas tomber dans une vulgaire caricature, il aurait été préférable de tenter d’exploiter d’autres thèmes au lieu de tout simplement nous réchauffer ce qu’on nous a déjà servi.

Pourtant, je ne peux pas dire que cette saison est un échec en soi. Chaque histoire propose une trame narrative intéressante, qui nous mène sur des réflexions complexes par rapport à nos valeurs morales liés aux nouvelles technologies. Ces histoires nous font même nous demander ce que nous ferions à la place des protagonistes si nous étions confrontés à leur réalité. C’est ce qui, à mon avis, en fait la force de la série. Hélas, pour chacun des épisodes, les scènes finales sont tantôt dénuées de sens, tantôt complètement dépourvues d’explications, nous laissant immanquablement sur notre faim.

S4É1 : USS Callister

Sur le plan visuel par contre, ils ont mis le paquet, ne serait-ce que pour le premier épisode, USS Callister. Les amateurs de vieilles séries de science-fiction auront de quoi savourer les merveilleux petits clins d’œil. Il y a aussi l’épisode cinq, Metalhead, qui jouit d’un format bien à lui, détonnant des autres. Le dernier épisode, Black Museum, demeure cependant mon favori. Fait intéressant à souligner, chaque épisode est signé d’une main différente, dont l’actrice et réalisatrice Jodie Foster, chargée du second épisode intitulé Arkange.

Entre nous, ce que j’admire de cette série, c’est que chacune des histoires a ce merveilleux potentiel d’être une série complète tellement nous voulons en savoir plus sur ce qu’elles nous proposent. Même si aucuns épisodes, ou presque, ne sont reliés entre eux, je vous recommande fortement d’écouter les premières saisons, car certains concepts reviennent furtivement sans nécessairement fournir d’explications.

Somme toute, la série est un très bon divertissement, nous fichant par moment la chair de poule. La série de Charlie Brooker peut se vanter d’être unique en son genre. Si une cinquième saison voyait le jour, je serai ravi de dévorer les épisodes tant j’adore ce côté parano de la chose, mais il serait souhaitable que nous allions ailleurs, car il reste encore beaucoup de recoins à explorer!

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