Déchaînée

Superhéros, vilains, justiciers et truands. Ces types de personnage, nous les voyons plus souvent qu’autrement au cinéma. C’est d’ailleurs ainsi que Jennifer Garner enfile les traits de Riley North, une justicière prête à tout pour venger la mort de son mari et de sa fille dans le très percutant Déchaînée, version française de Peppermint qui prend l’affiche partout en salle ce vendredi 7 septembre.

Si, au départ, je voyais en ce nouveau film une histoire qui me faisait penser au très bon Death Wish d’Eli Roth sorti plus tôt cette année, j’ai vite compris que nous avions cette fois affaire à une justicière dure à cuire avec une intrigue beaucoup plus axée sur la psychologie du personnage plutôt que sur les scènes de surenchères sanguignolentes. De l’action, il y en a, et ce, dès les premières minutes. D’où le film vient se démarquer de tous les autres films du genre, c’est par l’intelligence du personnage féminin et sa capacité à se relever d’une dure épreuve. En tant que spectateur, nous assistons à un drame effroyable et on se demande comment nous, nous pourrions surmonter cette terrible épreuve.

Comme mentionné plus haut, Jennifer Garner prête ses jolies traits à Riley North, une mère de famille tout ce qu’il y a de plus normal vivant dans les bons quartiers de Los Angeles. Son mari, mécanicien, semble fréquenter des gens louches qui l’emmènent à comploter un tour de passe-passe pour récolter un beau magot. C’est lors de l’anniversaire de leur fille que le drame survient : Riley assiste, impuissante, au meurtre cruel de son mari et de sa fille par une bande de truands mis au courant des plans de son mari. S’ensuit alors une longue quête pour Riley pour trouver les responsables et les faire payer. Mais jusqu’où ira-t-elle ?

Déchaînée nous ramène Pierre Morel sur la chaise du réalisateur, lui qui nous avait offert L’enlèvement il y a de cela quelques années. C’est aussi lui qui agissait à titre de directeur photo sur des films comme Le transporteur ou même Guerre. Visuellement, nous reconnaissons facilement son style, très lourd, sombre, mais très subtil. Nous connaissons le drame, et nous voulons tous la même chose que Riley North. Prise dans le tourbillon  dans lequel elle s’est embarquée, nous compatissons pour elle mais nous souhaitons aussi  qu’elle rende la monnaie de leur pièce à tous ces vilains qui lui ont volé une partie de sa vie. Le film nous propose un décor sombre dans un Los Angeles pauvre et désuet de toute beauté. La cité des anges est donc le théâtre de corruption et de crimes où le seul véritable ange est nul autre qu’une femme meurtrie qui tente de rendre justice à sa propre histoire, mais aussi à celle des autres.

Pour ce qui est de Jennifer Garner, nous avons ici affaire à une actrice qui a fait ses preuves depuis longtemps. Son jeu est parfait, presque sans fausse note. Quand je dis presque, c’est parce qu’il est trop facile de comparer son rôle à celui de Sidney Bristow, l’espionne qu’elle incarnait dans la série Alias. Elle y incarne avec présicion celle que nous voulons serrer dans nos bras et lui dire que tout va bien aller.

Déchaînée saura vous surprendre par sa finale digne de ce nom avec un revirement que je n’avais pas vu venir. Pour ce qui est de son titre original, Peppermint, je vous laisse deviner de quoi il s’agit. Je vous promets que vous aurez la réponse, à condition d’aller le voir ce week-end ! 😉

Crédits Photos : Entract Films

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