Entrevue : Festival du film Au contraire

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Stéphanie Payez

La septième édition du Festival du film Au contraire,  qui est voué à la santé mentale, se tiendra les 22, 23 et 24 octobre au Musée des beaux-arts de Montréal. Pour l’occasion, nous avons posé quelques questions au fondateur du festival, Monsieur Philip Silverberg.

Monsieur Philip Silverberg, votre festival, qui va entamer sa 7 ème édition en octobre prochain, a pour nom « Au contraire ». Est-ce que ce nom est une manière subtile de contredire les préjugés que l’on pourrait avoir sur la santé mentale ?

Absolument! Le Festival du Film Au Contraire vise à éradiquer la stigmatisation et à dissiper les mythes associés à la maladie mentale. Le stigmate de la maladie mentale peut être plus dévastateur que la maladie elle-même. Un Canadien sur 5 éprouve des problèmes de santé mentale. Les films du FFAC reflètent donc les réalités de la stigmatisation —ce que c’est que d’éprouver de la peur, d’être ignoré, déprécié, rejeté, de sentir qu’on ne compte pas — mais ils véhiculent aussi le message que la maladie mentale n’est pas une tare, une faiblesse, un trait de personnalité et sans espoir ; c’est une maladie.

Bien que les films ont tous le même thème, ils dégagent également une grande diversité.  Quels sont les critères de sélection pour qu’un film puisse faire partie de la programmation ?

Le mot d’ordre dans le processus de sélection est de rappeler que nous sommes un festival de film de première classe. Le FFAC va au-delà de la simple projection de films. Nous mobilisons la communauté montréalaise avec des œuvres inspirantes, éducatives, stimulantes et divertissantes.

Parmi la programmation, on peut retrouver aussi bien des films d’ici que d’ailleurs dans le monde. En quoi la perception de la santé mentale change d’un pays à l’autre?

Les films peuvent tous être des variantes des mêmes thèmes, mais les perspectives des réalisateurs reflètent les attitudes locales, régionales et nationales, ce qui ajoute une nouvelle dimension intéressante à la compréhension.

Comment parvenez-vous à intéresser les personnes qui ne se sentent pas concernées par la maladie mentale?

C’est certainement un défi. Mais 2019 sera notre 7ème édition. Chaque année, notre participation augmente grâce au bouche-à-oreille, aux médias sociaux et à la presse. Mais surtout, la société parle beaucoup plus de la santé mentale . Tout ce qui précède est de bon augure pour Au Contraire.

On dit souvent que la normalité n’existe pas. Selon vous, à partir de quel moment peut-on considérer que quelqu’un est atteint de maladie mentale ?

Je suis obsédé par la mission de produire chaque année le festival du film Au Contraire. Cette obsession est-elle qualifiée de maladie mentale? C’est une question à poser à la communauté médicale.

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