Francos 2019: y a-t-il quelque chose que la pétillante Petula ne peut pas chanter?

Les Francos 2019, c’est un départ! Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, notamment, c’était hier soir, vendredi le 14 juin, que le coup d’envoi de ce festival de la francophonie était donné avec la pétillante Petula Clark qui n’a pas cessé de nous étonner.

Tout d’abord, pendant ce  spectacle de 1h40 sans interruption, elle ne s’est pas assise une fois et ne s’est même pas arrêtée ne serait-ce que pour une gorgée d’eau. Elle a encore cette énergie qu’on lui a toujours connue, sa voix est toujours aussi assurée, elle est bien loin de faire ses 86 ans… et que dire de son petit accent qui ne cesse de nous séduire?! Elle est arrivée sur scène sobrement, mais pas sévèrement vêtue, une jupe longue noire et un haut pailleté, noir également.

Elle nous a tout de suite déclaré son amour, My love en français, en nous disant à quel point elle se sentait bien, Je me sens bien. Puis, ce fut Je reviens de loin, un extrait de Vu d’ici, son dernier opus réalisé en 2018 à Montréal et co-réalisé par Antoine Gratton et Louis-Jean Cormier avec lesquels, individuellement, elle a chanté en duo: Sourire avec Antoine et Le chemin de la Gare avec Jean-Louis, euh Louis-Jean, il a corrigé ce lapsus en disant que ses parents souffraient de dyslexie…. On a pu sentir que pendant cette période s’était installée une magnifique complicité entre eux et à quel point chacun étaient heureux de partager la scène avec elle. Sa performance avec France D’Amour, très honorée d’être sur la même scène que cette grande dame, pour À corps perdu, fut, à mon avis, l’un des moments phares de la soirée ; un mariage très bien réussi que celui de leurs deux voix.

Ses premières paroles pour le public furent: « Merci beaucoup. Je suis absolument ravie d’être ici. Les Francos de Montréal, c’est une fête francophone. Mon cœur est français, c’est certain » ce qui lui a valu, il va sans dire, une marque de satisfaction et de bonheur de la part du public. Certaines des anecdotes qu’elle racontait entre ses chansons étaient empreintes d’un humour franc et chaleureux.

Elle nous a fait entendre quelques extraits de ce nouvel album, mais aussi des chansons qui datent d’un peu plus longtemps et qui sont toujours aussi chères à nos oreilles et notre cœur. Son répertoire assez éclectique en a surpris plus d’un. En fait, y a-t-il quelque chose qu’elle ne peut pas chanter? On a juste à penser à La Gadoue de Serge Gainsbourg et Pour être aimée de toi, une chanson que Charles Aznavour lui a offerte et dont elle a composé la musique. Il faut dire qu’à quelques reprises, elle a su nous tirer les larmes également, notamment avec Un enfant de Jacques Brel, La chanson d’Evita de la comédie musicale du même nom, d’Andrew Lloyd Weber. Elle nous a bercés avec La nuit n’en finit pas, une autre très belle prestation.

Il y eut aussi les incontournables dont C’est ma chanson tirée du film de Charlie Chaplin La Comtesse de Hong Kong, Tout le monde veut aller au ciel et Downtown auxquelles le public a participé. Sa dernière chanson, Jamais adieu, était un cri du cœur qu’elle nous a adressé, à nous, canadiens français, en y parlant notamment de notre joyaux de la couronne, ce magnifique Saint-Laurent… une chanson des plus touchantes qui démontre l’amour qu’elle nous porte.

Bref, un beau succès pour cette première de la Grande Dame anglaise qui aime le français, aux Francos. Quel bon coup d’envoi pour le festival! Un avant-goût de ce qui nous attend au cours des jours à suivre. En gardant ceci en tête, nous vous souhaitons à tous de très belles et très joyeuses Francos.

Crédits photo: Stéphanie Payez Éklectik Média

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