Le grandiose Requiem de Verdi : une performance magistrale!

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Hier soir, sur l’Esplanade de ce fabuleux Stade Olympique, avait lieu le lancement de la huitième édition de La Virée Classique de l’OSM, sous la direction de leur non moins fameux chef, Kent Nagano.

Ce concert, au cours duquel nous avons pu entendre le grandiose Requiem de Verdi, mettait également en vedette la soprano Leslie Ann Bradley , la mezzo-soprano Raehann Bryce-Davis , le ténor Seungju Mario Bahg et le baryton-basse Ryan Speedo Green. Formant un choeur de 400 voix, deux groupes de 200 choristes étaient placés de chaque côté de l’orchestre et étaient dirigés par Andrew Megill et Jean-Pascal Hamelin. André Robitaille, porte-parole de l’OSM, était à l’animation.

Verdi (1813-1901), qui n’a pas besoin de présentation, est un compositeur romantique italien, auteur de plusieurs opéras, notamment Rigoletto, La Traviata, Nabucco et Aïda. Il composa la Messa da requiem en mémoire de son compatriote, le poète Alessandro Manzoni , mort en 1873 et qui s’était engagé, comme lui, pour l’unité italienne au sein du Risorgimento , dans un idéal de justice et d’humanité ; un brin de culture que nous a généreusement partagé André Robitaille. Le Requiem fut donc présenté pour la première fois à l’occasion du premier anniversaire de la mort de Manzoni, soit en 1874. Monsieur Robitaille nous a aussi informés que ce concert était dédié à la mémoire de Joseph Rouleau (1929-2019), décédé en juillet dernier, basse lyrique québécois qui a eu une carrière plutôt prolifique dans l’opéra, et ce, à travers le monde.

Finalement, Kent Nagano s’est présenté sur la scène accompagné de ses quatre artistes invités, et c’est ainsi que s’est amorcé l’inoubliable Requiem de Verdi, tout d’abord tout en douceur mais avec un constant crescendo pour nous amener jusqu’à une finale fantastique, une heure trente plus tard. Il a été chanté au complet par les quatre interprètes aux magnifiques voix, accompagnés des 400 choristes. Une performance M-A-G-I-S-T-R-A-L-E! Sans enlever de mérite aux trois autres virtuoses, mon coup de choeur s’est dirigé vers la mezzo-soprano Raehann Bryce-Davis qui m’a émue au plus profond de mon coeur, et simplement d’y penser, me donne encore des frissons.

Un beau cadeau que nous a offert notre Orchestre Symphonique ainsi que son directeur, notre Kent Nagano, du moins encore pour le moment, puisque, malheureusement, il nous quittera l’année prochaine. Et la cerise sur le sundae, Dame Nature a décidé de se mettre de la partie et de nous faire profiter de cette soirée magique sans la gâcher avec de la pluie, car, au tout début de la soirée, avant que la noirceur n’intervienne, la tristesse de l’oeuvre se mariait bien avec la triste grisaille momentanée du ciel.

C’est ainsi que s’est amorcée la huitième édition de La Virée Classique qui se continuera tout le long de ce week-end, en nous présentant plus de trente concerts répartis ici et là à la Place des Arts et au Complexe Desjardins, dont certains seront gratuits. Nous vous souhaitons donc à tous une magnifique et inoubliable Virée.

Vous trouverez  ici la programmation complète de La Virée classique 2019. Il reste encore quelques billets.

Crédits Photos : Antoine Saito

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