L’art de courir sous la pluie : sagesse animale

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Les désolants et infâmes Mes vies de chien, Mes voyages de chien et L’incroyable aventure de Bella ont soufflé un regain de popularité aux trames narratives relatées à travers les pensées niaises et superficielles du meilleur ami de l’Homme. C’est pour cette raison que l’annonce de l’adaptation cinématographique du best-seller L’art de courir sous la pluie, qui relate les tribulations d’un chien et de sa famille parfaite, ne laissait rien paraître de bien stimulant. Or, sans être un chef-d’oeuvre fulgurant, L’art de courir sous la pluie, à l’affiche depuis le 9 août, réserve à sa vedette poilue des réflexions philosophiques pertinentes et franchement drôles qui le distinguent des autres productions du genre.

Le synopsis est des plus classiques : pour se changer les idées, Denny Swift (Milo Ventimiglia), un aspirant coureur de Formule 1 qui travaille d’arrache pied pour faire valoir son talent, adopte Enzo, un adorable petit chien (la voix de Kevin Costner). La merveilleuse cohabitation connait des embûches lorsque Eve (Amanda Seyfried) conquiert le cœur de Denny et que, de fil en aiguille, une fillette nait de cette idylle. Enzo va alors se donner la mission de protéger sa famille coûte que coûte…

La maladie, les relations troubles avec la belle-famille, les longues absences pour réaliser ses rêves, les priorités familiales…toutes ces épreuves et valeurs que traverse la famille sont typiques de ce que vivent toutes les unions mais, d’un point de vue cinématographique, n’offrent rien de remarquablement surprenant. Les spectateurs se laissent transporter par les situations car elles sont efficacement interprétées et réservent des dialogues sympathiques, mais elles auraient pu être exploitées avec plus de réalisme, par exemple grâce à une modération de la trame sonore sirupeuse pour laisser vivre avec poésie la lourdeur des silences. Les intrigues se bouclent trop rapidement. Les scénaristes ont eu peur de la lenteur.

En revanche, la narration d’Enzo ne vient jamais surcharger ou ajouter un effet mélodramatique racoleur. Ses propos s’avèrent intelligents et humains, comme si l’espèce animale avait une conscience proche de la nôtre. Les cinéphiles ne se sentent pas abrutis. Kevin Costner ne modifie pas sa voix pour infantiliser le chien, et cela le rend diablement attachant. L’humour est également bien dosé, permettant aux valeurs véhiculées d’être moins assommantes. Même si certaines ficelles s’avèrent trop grosses et roses, les messages d’optimisme,  de persévérance et d’acceptation des choix parviennent à toucher.

L’art de courir sous la pluie est l’un de ces films familiaux divertissants et honnêtes qui, sans réinventer le genre, comblent à merveille…les jours de pluie! 😉

Crédits Photos : 20th Century Fox Pictures 

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