Le tapis rouge du Gala Québec Cinéma

Le temps nuageux n’aura pas eu raison du tapis rouge du Gala Québec Cinéma qui s’est tenu dans la bonne humeur à l’extérieur du Studio 42 de Radio-Canada. En cette soirée de célébration, nous en avons profité pour demander aux comédiens quels étaient leurs films préférés parmi ceux nominés et qu’est-ce que le cinéma québécois a de particulier par rapport à celui d’ailleurs.

« Je dirais qu’il est imaginatif et qu’il est très créatif. On fait beaucoup de choses avec peu de moyens. On est débrouillards et on a beaucoup de choses à raconter. » nous a confié Mélissa Désormeaux-Poulin. Elle a ensuite répondu sans hésitation qu’elle a été touchée par le film Nelly grâce à la force de la comédienne Mylène Mackay et à la finesse de la réalisatrice Anne Émond : « Je trouve que le portrait [de Nelly] a été fait avec respect! ». Celui qui a co-animé le gala Artisans Québec Cinéma plus tôt cette semaine semble être du même avis: « On est capables de tout faire avec nos moyens à nous, on est un petit petit peuple à comparer d’à travers le monde et on réussit quand même à briller à l’international. On va toujours réussir à se débrouiller avec deux bouts de branches et une roche! (rire) », s’est exclamé Pier-Luc Funk. Le film indépendant Prank de Vincent Biron mettant en vedette Simon Pigeon est un coup de cœur pour lui.

Selon la pétillante Évelyne Brochu, notre cinéma fait l’envie de plusieurs pays : « Moi, quand je dis que je suis Québécoise, partout dans le monde, généralement soit on me nomme un film ou on me dit que le cinéma québécois les a touchés. On peut célébrer le fait que le talent d’ici soit très bien reconnu. »

Debbie Lynch-White, qui était accompagnée de sa conjointe, se dit très fière de son tout premier grand rôle dans le film La Bolduc, qui sortira prochainement. Pour elle, c’est un véritable tremplin pour sa carrière. Celle que l’on connaît sous le nom de Nancy Prévost dans Unité 9 nous fera certainement voir une toute autre facette de son jeu d’actrice.

Les Mauvaises Herbes et Juste la fin du monde ont beaucoup sorti du lot également dans les coups de cœur de nos artistes. Cependant, c’est le film de Xavier Dolan qui a remporté les grands honneurs avec le prix du meilleur film et de la meilleure réalisation.

Quant à Yan England, il est reparti avec le trophée du prix du public pour son poignant, mais nécessaire film 1:54 abordant avec authenticité les effets néfastes de l’intimidation. J’ai demandé à Lou-Pascal Tremblay et Sophie Nélisse comment ils étaient arrivés à bien tenir leur rôle dans le film. Ils m’ont répondu que, malgré la lourdeur du sujet, la bonne chimie de l’équipe a fait en sorte qu’ils se tiennent dans une optique positive.

Pour consulter la liste de tous les gagnants, rendez-vous sur le site du gala. Admirez les belles photos du tapis rouge dans notre galerie. Vive le cinéma québécois!

Crédits photos : © Patrick Roger/Éklectik Média

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