L’influenceur Thierry Doucet sème la controverse sur les réseaux sociaux

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Annabelle Richard

L’influenceur québécois Thierry Doucet s’est excusé publiquement sur sa chaîne YouTube, mercredi, pour des propos jugés racistes et transphobes tenus dans des vidéos controversées sur TikTok dans les derniers jours.

Le 20 avril dernier, le YouTubeur et ex-chanteur de l’ancienne formation BLÉ publiait une vidéo de neuf secondes dans laquelle on pouvait le voir, visage recouvert de tartinade au chocolat. « Bonjour ! Je suis un noir d’Afrique du Sud et j’aime le rap », pouvait-on l’entendre dire dans celle-ci, rappelant ainsi les nombreuses polémiques entourant les « Blackface ».

« Une démarche créative »

Face au tollé qu’il a suscité, l’influenceur, qui cumule près de 50 000 abonnés et quelque 800 000 mentions j’aime sur le populaire réseau Tiktok a publié trois vidéos subséquentes sur la plateforme se justifiant : « Si on prend pour acquis que nous sommes tous égaux […] il faut arrêter de vivre dans le passé et de victimiser les gens. » Qualifiant ses vidéos d’humoristiques, le jeune homme en appelle à une « démarche créative ».

« Avec cette logique-là, tu pourrais “humoristiquement” dire le n-word dans ta vidéo et ça serait O.K.? », le questionnait un usager en commentaire sous la vidéo. Thierry Doucet lui a répondu que ce n’était qu’un mot, argumentant que « c’est nous qui lui donne [sic] du pouvoir et une signification. »

Sa vidéo blackface a été retirée par l’application dans les dernières heures en raison du grand nombre de signalements. La vidéo a également entraîné un grand nombre de commentaires négatifs sur Twitter.

Le commentaire d’un usager de l’application TikTok, sous une vidéo de l’influenceur Thierry Doucet.
Capture d’écran.

« J’aime tout le monde »

Le YouTubeur Mounir Kaddouri, alias « Le maire de Laval », reconnu pour ses prises de positions sur les sujets d’actualités québécoises, a estimé que les vidéos de M. Doucet sont demeurées trop longtemps en ligne. Il s’est directement adressé à Thierry Doucet dans une vidéo, publiée sur sa chaîne. « Si t’aimais tout le monde, tu comprendrais le trauma, puis les stigmas qu’il y a autour de certaines choses qui ont été utilisées pendant des années, des siècles, pour diminuer des races », a-t-il lancé à l’auteur de la vidéo controversée.

Le TikToker soutient pour sa part qu’il « aime tout le monde » et que son but, par ses vidéos, n’est pas de blesser ou d’offenser les gens, mais qu’au contraire il souhaitait les taquiner.

 

Le YouTubeur Mounir Kaddouri, alias Le maire de Laval, au sujet des vidéos controversées de Thierry Doucet. Capture d’écran.


Pas la seule vidéo controversée

Une autre des vidéos de M. Doucet, s’adressant cette fois-ci « aux trans », dans laquelle il fait notamment référence au viol, a créé un tollé sur les réseaux sociaux. Cette dernière a obtenu 4 451 mentions j’aime et a été partagée 349 fois. Quelques personnes se sont opposées aux propos de l’influenceur, mais la majorité des 149 commentaires ont été laissés par de jeunes usagers de la plateforme qui encourageaient le YouTubeur à continuer ses vidéos. « T [sic] mon idole », « Toujours aussi drôle », « jtadore [sic] », pouvait-on lire sous celle-ci.

TikTok en un survol

TikTok bat des records de popularité chez les jeunes et enregistre depuis un an d’impressionnantes statistiques. Avec ses 625 millions d’utilisateurs actifs mensuels, le réseau social se classe maintenant au deuxième rang mondial des applications les plus utilisées, tout juste derrière WhatsApp et respectivement devant Messenger, Facebook et Instagram.

Les influenceurs québécois s’y sont inscrits tour à tour pour expérimenter la tendance de l’heure et y partager du contenu régulier, avec un fond musical.

Malgré qu’elle soit réservée aux 13 ans et plus, l’application TikTok attirent une vaste clientèle d’enfants d’âge primaire.

 

Pour voir ses vidéos d’excuses, cliquez ici. Et ici.

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