Lucia Di Lamermoor: une Lucia tout simplement imbattable

Nous avons pu assister, hier le 9 novembre, à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts, à la première d’une oeuvre de Gaetano Donizetti (1797-1848) intitulée Lucia Di Lamermoor. Cet opéra en trois actes, mis en scène par Michael Cavanagh, met en vedette la soprano Kathleen Kim (Lucia),  le tenor Frederic Antoun (Edgardo), le baryton Gregory Dahl (Enrico),la basse Oleg Tsibulko (Raimondo), le tenor Mario Bahg (Arturo), la mezzo-soprano Florence Bourget (Alisa) et le tenor Rocco Rupolo (Normanno). Toutes ces grandes voix étaient supportées et accompagnées par l’Orchestre Métropolitain sous la direction de Fabrizio Ventura. Les décors ont été conçus par Robert R. O’Hearn alors que les jeux de lumières sont signés Anne-Catherine Simard-Deraspe.

Cet opéra, le premier de Donizetti, raconte l’histoire de la famille Ashton. Lucia se fait imposer par son frère Enrico d’épouser Arturo Bucklaw afin de rétablir la situation financère de la famille. Le tuteur de Lucia, Raimondo, essaie de lui faire comprendre que Lucia ne peut pas épouser Arturo , subissant encore beaucoup de peine suite au décès de sa mère il y a peu de temps. Par contre, Normanno, un serviteur de d’Enrico, croit plutôt que c’est parce que Lucia est amoureuse de quelqu’un d’autre qui serait Edgardo Ravenswood, le pire ennemi des Ashton. Enrico avoue qu’il ne reculera devant rien pour mettre fin aux amours de sa soeur. Alors que Lucia attend son amoureux, Alisa, sa confidante, essaie de la convaincre de couper les ponts avec Edgardo, mais Lucia ne veut rien entendre. Edgardo arrive, annoncent à Lucia qu’il doit partir en mission à l’extérieur et qu’il doit partir, non sans qu’ils se soient déclarer leur amour mutuel et avoir échangé des anneaux d’engagement. Lucia écrit des lettres enflammées à Edgardo, de qui, à son grand dam, elle ne reçoit rien, puisque Enrico intercepte toute la correspondance. 

Une histoire plutôt triste, mais elle contient tellement de beaux airs qui reviennent ici et là au cours de l’opéra. Les solos qu’a à interpréter Lucia sont, selon moi, parmi les plus beaux arias que l’on puisse entendre, et, interprétés par Kathleen Kim, ils deviennent des chefs-d’ouvres d’interprétation, surtout quand on pense à l’air de la folie au troisième acte. Comme c’est devenu une mode à l’époque où Lucia Di Lamermoor a été écrit, une grand place a été donné au choeur, et c’est avec un aria interprété par le choeur que l’opéra s’amorce, et il y en aura plusieurs autres, tous plus harmonieux les uns que les autres.

Plusieurs applaudissements à la fin de certains extraits ont démontré la satisfaction des spectateurs. Je pense en particulier au duo dans le premier acte entre Lucia et Edgardo, c’est du bonbon pour les oreilles. La belle voix de ténor d’Edgardo et la crystalline voix de Lucia est un mariage musical que nous voudrions écouter toute la soirée. Toutes les voix que nous avons entendues pendant cet opéra étaient magnifiques, chacune dans leur registre. Chacun et chacune était à sa place dans le rôle qui lui avait été attribué. Évidemment, mon coup de coeur va à Kathleen Kim dans le rôle titre, elle était plus que tout autre à la place qui lui revenait. Quel beau début pour elle à l’OdeM!

On peut dire que l’ OdeM a su trouver les ingrédients qu’il fallait pour faire de cette soirée à l’opéra une soirée mémorable. Les décors, tout en étant somptueux, étaient quand même simples, sans fioriture inutile. Lucia Di Lamermoor est à l’affiche les 12 et 14 novembre 2019 à 19h30 ainsi que dimanche le 17 novembre à 14,h00. Des billets sont encore disponibles ici.

Crédits Photos : Yves Renaud

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