Martin Théberge dévoile une version bien à lui de Tous les cris, les S.O.S

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Stéphanie Payez

Comme il le dit lui-même,  Martin Théberge pourrait être un illustre inconnu, mais son background dit pourtant le contraire. Il a été l’élève de Lucille Dumont pendant presque dix ans. De sa Gaspésie natale jusqu’à Montréal, il a foulé à plusieurs reprises les plus belles scènes comme celle du Palais Montcalm qui reste bien ancrée dans sa mémoire. En plus d’avoir assuré la première partie de Véronic Dicaire, Martin a été animateur radio pendant plusieurs années. Finalement, l’appel de la musique a été plus fort et il était important pour lui de franchir le cap d’un album. Bien que nous sommes à l’ère du EP et que l’industrie de la musique est continuellement en changement, le chanteur avait un désir de se lancer dans la cour des grands.

Lors d’un concert d’Isabelle Boulay en 2016, Benoit Sarrasin, avec qui il a déjà partagé la scène, a pris connaissance du désir de l’interprète de refaire de la musique. Deux ans plus tard, les deux amis se retrouvent dans les studios Piccolo pour enregistrer Le monde où je vais qui sera une relecture de 13 chansons choisies avec soin parmi 100 chansons francophones. Un album qui sera un beau mélange de piano voix et d’un quatuor à cordes composé des grands ensembles montréalais (l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Ensemble contemporain de Montréal et l’Orchestre de chambre).

Pour cet opus, Martin a voulu se faire plaisir en restant dans une direction très douce qui donnerait du bonheur aux autres avec comme image un album qui s’écoute bien autour d’un verre de vin le soir. Un album qui sera quelque peu dans la retenue comme son premier single Tous les cris, les S.O.S qui sort officiellement ce vendredi 17 avril et dont le vidéoclip (réalisé par Bruno Labrie de chez Movik) a déjà franchi le cap du 1 million de vues. Bien que cette grande pièce de Balavoine popularisée au Québec par Marie-Denise Pelletier exige bien souvent de grandes envolées vocales, Martin, quant à lui, a décidé de s’éloigner de la technique pour se laisser transporter simplement par la musique qui émanait du piano.

Une manière pour lui de raconter l’histoire en douceur, près de la voix parlée et sans aucune fioriture. De nature optimiste et généreuse, l’artiste a tout de même connu des périodes plus difficiles entre la solitude et l’intimidation jusqu’à la maladie qui a frappé des membres de sa famille. Ce sont ces petites parts d’ombre qui lui ont donné l’envie de reprendre la chanson Le garçon triste que Carla Bruni a offert à Isabelle Boulay pour son album En Vérité. Ce choix de chanson est une manière pour Martin de se dévoiler davantage.

Amoureux des mots, de musique mais également de voyages, Martin Théberge a traversé les terres de l’Inde, du Sri Lanka et de la Thaïlande. Il s’occupe d’ailleurs d’un petit garçon thaïlandais à qui il paie les frais de scolarité. Ces voyages lui ont permis de prendre conscience de la fragilité de la terre, et c’est cette fragilité-là qu’il cherche à transmettre dans sa voix et dans sa manière d’interpréter les chansons.
Les voyages ont ouvert son esprit sur le monde, sa sensibilité et sa joie de vivre. Comme il nous l’a si merveilleusement confié : J’ai envie de raconter les textes plus en images, des histoires, vos histoires. Je veux que le public puisse se bâtir ses propres scénarios en écoutant ma chanson ou ma vidéo. 
Crédit photo : Jean-Charles Labarre

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