Le Phare : une performance remarquable des acteurs, un film envoûtant

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Martin Desbois

The Lighthouse (Le phare en version française) est le tout dernier film du réalisateur Robert Eggers, le fameux réalisateur qui nous avait fait froid dans le dos avec sa première réalisation, le film The witch. Willem Dafoe (Trilogie Spiderman, Aquaman, At eternity’s gate) et Robert Pattinson (Twilight, La traque, La naissance d’une légende) jouent un duo captivant et déstabilisant dans ce film noir qui froisse l’esprit, inquiète et laisse perplexe.

Début 1900, Ephraim Winslow (Robert Pattinson) obtient un emploi d’aide gardien de phare, un emploi rêvé pour un jeune ouvrier qui désire un emploi qui paie bien et de courte durée, soit un mois. Thomas Wake (Willem Dafoe), joue le rôle de son supérieur, un personnage intransigeant, autoritaire, à l’esprit chancelant entre la démence, une troublante souffrance.

Le tout se dévoile sous un voile mystérieux. L’ambiance est lourde, au gré de la marée et de la clémence ou non de la mer. L’auditeur se voit propulsé dans un univers noir. Pour y ajouter une touche vieillotte, le ratio du film n’est pas en 16:9. Cela contribue beaucoup à l’effet voulu. On ressent l’oppression et l’instabilité psychologique des protagonistes. Les fans de H.P Lovecraft y verront de beaux clins d’œil, tout comme ceux qui aiment David Lynch.

Une incursion dans la solitude mais aussi l’intimité, la proximité de deux hommes troublés

Nommé dans la catégorie de la meilleure cinématographie à la prochaine cérémonie des Oscars, Le Phare est une hallucination, une traversée hypnotique quasi onirique. Tandis que  certains n’aimeront pas, d’autres jubileront. Je dirais que je me situe entre les deux. Mr Eggers a su exploiter  le potentiel dramatique de Willem Dafoe, acteur reconnu justement pour son sens du drame. Il est bon de voir de nouvelles facettes de jeu de monsieur Pattinson.

Sans ne rien vous dévoiler, je me dois de souligner la finale qui me rappela une référence  à la mythologie grecque. Le film est à revoir car il y a divers éléments symboliques exposés ici et là. Ce film a tout de même des éléments absurdes et quasi comiques : Monsieur Wake souffre d’aérophagie !

C’est un très bon divertissement pour les amateurs de films d’horreur psychologique et de cinéma classique. À écouter lors d’une tempête de neige ou une récidive de la crise du verglas. Disponible en multi-langues en format Blu-ray et DVD dès le 14 janvier.

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