TD Musiparc : Geneviève Jodoin et Laurence Jalbert magnifient nos cordes sensibles

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Hier soir, pour leur deuxième spectacle dans le cadre de la tournée TD Musiparc, Geneviève Jodoin et Laurence Jalbert ont fait un arrêt à Bromont où plus d’une soixantaine de voitures les attendait. Les autrices-compositrices-interprètes ont offert une soirée riche en émotions, en générosité…et en voix!

C’est la gagnante de la septième saison de La Voix qui a ouvert le bal. Accompagnée d’un torrent de klaxons, elle a offert quelques chansons de son quatrième album J’ai toujours su paru en 2019 dont la pièce-titre, le morceau Donner écrit par Nicolas Boulerice et la sublime La soupe aux fleurs. Son univers tout en folk et en douceur agissait comme un baume sur le cœur.

Devant des pare-brises, la chanteuse s’est montrée drôle, spontanée et authentique. Sa personnalité chaleureuse s’est bien sûr fait ressentir lorsqu’elle a reprise au piano Les Gens de mon pays de Gilles Vigneault, une chanson qui prend une signification bien particulière dans les circonstances actuelles.

L’interprète a conclu sa prestation avec une surprise fracassante et inoubliable. Pendant la livraison de l’intemporelle pièce Hallelujah de Leonard Cohen (qui a fait que les quatre juges de La Voix se sont retourné pour elle lors des auditions à l’aveugle), Laurence Jalbert a foulé la scène pour un duo saisissant. Les deux chanteuses d’expérience se sont envoyé la balle magistralement, y allant de leurs plus belles notes rauques et aiguës qui, même si elles étaient impressionnantes et irréprochables sur le plan technique, n’auraient pas été aussi éblouissantes si la douleur et la rage qu’elles contenaient n’étaient pas aussi vraies. Bref, un grand moment!

Pour le début de son tour de chant, Laurence Jalbert a contrasté le bouleversement émotif précédemment vécu avec une belle dose de légèreté. Qui est cet homme qui parle aux anges a fait sourire-ou plutôt klaxonner- le public heureux de retrouver une de ses interprètes chouchous.

La rousse originaire de la Gaspésie a poursuivi avec une pléiade de succès qui ne se démodent pas et qui ne perdent pas leur pertinence malgré les années et l’incalculable nombre de fois qu’elle les a interprétés : le frissonnant Corridor, la terrifiante Encore et encore et Au nom de la raison, sa première composition à vie qui a traîné dans le fond d’un tiroir pendant sept longs ans. Le rauque unique de sa voix a régné en digne maître lors de ces pièces qui, malgré la lourde charge qu’elles contiennent, font un bien fou à réentendre tellement elles ont marqué plusieurs vies à plusieurs niveaux.

La personnalité pétillante de Laurence Jalbert, comblée de se faire encore klaxonner à l’aube de la soixantaine, donne toujours droit à d’amusant moments de spontanéité pure, et ce n’est pas un public composé de voitures qui l’a empêché de briller! Par contre, hier soir, une profonde, sincère et rare vulnérabilité, celle qu’on ne peut pas maquiller, a pris toute la place, et c’était absolument grandiose.

Ce retour après un congé forcé de 4 mois a beaucoup ébranlée Laurence, elle qui n’a jamais pris une aussi longue pause dans toute sa carrière. Ses yeux étaient plus humides, le ton dans sa voix plus urgent quand elle nous disait d’écouter son cœur pour de vrai. Elle retenait habilement ses sanglots, mais il en était tout autre dans certaines voitures…

Cette sensibilité était palpable dans l’engageant segment réservé aux œuvres de Nana Mouskouri , mais elle s’est exacerbée quand Geneviève Jodoin a retrouvé la scène pour la poignante Je pars à l’autre bout du monde. Un autre duo qui a confirmé l’envie que ces deux grandes chanteuses enregistrent dans un futur proche une collaboration originale! Les cordes sensibles de la chanteuse ont continué de résonner sur l’excellente Pour toi écrite avec et pour un ami désemparé qui n’a malheureusement jamais réalisé que ce tendre soutien s’adressait à lui…

Et puis, pour les traditionnels rappels, la vulnérabilité était à son comble. Un instant de solidarité qui ne s’oublie pas, encore moins actuellement. La force irrésistible et indestructible de la musique a retenti sur Le temps qu’il nous reste, pièce qui décrit presque mot pour mot le départ d’une amie chère qui a demandé l’aide médicale à mourir. Comme cet événement s’est produit il y a moins d’un mois, la voix de Laurence a déchiré. Un craquement humain qui a poignardé le cœur. Une faille belle et lumineuse qui a réconforté tous ceux aux prises avec la même peine. Pour clore le tout, sous une marrée de klaxons compatissants, l’incontournable Évidemment. Un au revoir rempli d’espoir et tout simplement parfait pour cette rencontre d’exception.

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

One comment

  1. Wow c’est bien mérité ça les filles Geneviève et Laurence vous avez été sublimes sesibles, touchantes et drôles en même temps impressionnantes lâchez pas b9nne route et je suis certaine que cette tournée serâ comblée de succès et de Klaxons. Vous m’avez profondément touché par je pars à l’autre bout du m9nde et naturellement ma préférée la soupe aux fleurs. Bravo aussi à vos musiciens ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️❤️❤️

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