Laurent Voulzy

Laurent Voulzy – Un entertaineur hors du commun

Hier soir, dans le cadre des Francos de Montréal, nous avons eu le plaisir de voir l’auteur-compositeur-interprète français Laurent Voulzy au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.
Une visite rare que plusieurs centaines de personnes avaient hâte d’applaudir. Une pétulance dans laquelle on pouvait ressentir l’admiration que le public lui vouait.

Tout au long du spectacle et de ses monologues, nous avons appris à l’apprécier, principalement lorsqu’il nous a fredonné quelques mesures de Allô maman  bobo, et Foule sentimentale, des tubes écrites en collaboration avec l’intemporel Alain Souchon. Une collaboration qui a duré des années et qui opère encore sa magie. Quant on parle de Laurent Voulzy et Alain Souchon, ce n’est pas seulement une collaboration, c’est aussi une complicité et une amitié qui se sont développées depuis leur rencontre dans les années 1970, alors que Laurent faisait déjà partie du paysage musical français depuis environ 1967.

©victordiazlamich

Dès le début du spectacle, la foule à démontré son plaisir de le voir. À toutes les chansons qu’il a interprétées dont entre autres Le rêve du pêcheur, Quatre nuages, Je suis revenu pour elle et Le cœur grenadine, une chanson dédiée particulièrement à sa maman. Les amateurs de sa musique l’ont accompagné en s’unissant à lui en chœur.

Nous avons aussi découvert un Laurent Voulzy dont la générosité n’a pas de limite. Il a embarqué dans le jeu de ses fans. Lorsqu’il a quitté la scène, le public s’est mis à applaudir réclamant son retour et à scander le cri de ralliement du CH, Olé, Olé, Olé pendant au moins cinq minutes. Il est alors revenu sur scène avec sa version de Je reviendrai à Montréal, de notre éternel Robert Charlebois, avec lequel il s’est lié d’amitié.

©victordiazlamich

Il va de soi que Rockollection et Marie Galante faisaient partie des nombreux cadeaux qu’il nous a offerts. La foule l’a accompagné non seulement dans sa folie vocale, mais aussi dans sa danse. C’était vraiment euphorique de voir ces couples se balancer au rythme d’une reggae, meringué ou de Calypso, pour leur plaisir et celui des quelques spectateurs plus réservés.

Une soirée qu’il nous sera impossible d’oublier. Non seulement parce que c’était le retour tant attendu de ce festival de la francophonie, mais aussi pour la présence sur scène de ce musicien dans l’âme. Ce monstre sacré était accompagné de quatre musiciens dont les divers talents et la participation sont un atout incommensurable au succès de ce spectacle que nous a offert Laurent Voulzy.

Sa finale avec le drapeau du Québec qu’il a balancé avec fierté et les douze coups de minuit qu’il a donnés sur sa guitare d’une façon des plus impressionnantes nous ont prouvé à quel point il est un entertaineur hors du commun.