Le 2 avril 2026, nous avons eu le plaisir d’assister à la première médiatique d’une icône de la musique et de la chanson française, Michel Fugain. Ce spectacle a eu lieu à la Cinquième Salle de la Place des Arts dans une salle comble impatiente de l’arrivée de l’inimitable et infatigable mélodiste.
Pour ce tout nouveau spectacle spécialement conçu pour le public d’ici, Michel Fugain était entouré d’un band complètement québécois comprenant Daniel Lacoste aux guitares et direction musicale, Marc Hébert à la basse, Simon Blouin à la batterie, Vincent Réhel aux claviers, Jocelyn Tellier aux guitares et Paul Picard aux percussions. À la voix et aux chorégraphies, on pouvait également compter sur la présence de sa complice et épouse Sanda Alexandru-Fugain.

Selon les informations qu’il nous a fournies, l’IA n’est pas à l’affiche de ce spectacle, et ce, au grand plaisir de l’assistance. Michel Fugain a ouvert le spectacle avec la pièce Chante comme si tu devais mourir demain. La foule s’est enflammée et l’a accompagné dans ce premier tour de chant en marquant le temps des mains. L’artiste, toujours aussi passionné, a ensuite ouvert le dialogue avec la foule pour raconter la ligne de temps de son impressionnante carrière. Ses interventions entre les chansons nous permettaient d’étendre nos connaissances sur ses chansons, sur le Big Bazar qu’il a dirigé pendant cinq ans ainsi que sur sa vie à lui.
Il n’a pas manqué de nous raconter ses rencontres avec Pierre Delanoë et Maurice Vidalin ainsi que sa collaboration avec ces deux paroliers, qui sont à la source des chansons de l’album présenté par le Big Bazar en 1973. Il nous a fait entendre un extrait de l’album La Vie, l’Amour, etc., intitulé La rue du temps qui passe dont les paroles sont de Claude Lemesle et la musique du beau Michel. Il a immédiatement fait un lien entre cette chanson et un autre succès du Big Bazar, Je n’aurai pas le temps.

Michel Fugain nous a fait revivre cette belle époque qu’a été celle du Big Bazar avec entre autres Fais comme l’oiseau (basée sur une chanson qu’il avait entendue au Festival de Rio et sur laquelle Delanoë a ajouté des paroles) et Les Gentils, les Méchants. Nous avons pu entendre également Sanda, qui nous a interprété Laissez danser sous le regard attentif et bienveillant de Michel.
Ce spectacle est empreint de chansons marquantes, légères et vibrantes, mais aussi de beaucoup d’humour. À travers ses 84 ans, Michel Fugain nous a donné une leçon de vie en chantant et dansant avec une passionnante et vibrante jeunesse éternelle.

C’est en tapant dans la main du public que Michel et Sanda ont clos le spectacle en chantant en symbiose Viva la Vida. Une belle manière de faire trembler les murs de cette Cinquième Salle que les amoureux rempliront jusqu’au 25 avril 2026.
