Amsterdam, une production hors du commun!

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Diane Beaudin

Le mercredi 31 juillet, au Théâtre du Nouveau Monde , nous avons eu le plaisir d’assister à une représentation de la production québécoise Amsterdam, un spectable musical tiré de l’oeuvre de l’immortel Jacques Brel.

Quelques mots sur cet icône de la francophonie. Il est né le 8 avril 1929 à  Schaerbeek  et mort le 9 octobre 1978  à Bobigny. Il était auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge.  Il est l’auteur notamment des succès internationaux La quête, La valse à mille temps, Quand on a que l’amour et Ne me quitte pas. Avec des ventes de plus de 25 millions d’albums, Jacques Brel a été une source d’inspiration pour bon nombre d’auteurs-interprètes anglophones comme David Bowie, Leonard Cohen et Marc Almond. Certains de ses succès ont également été traduits en anglais aux États-Unis et notamment chantés par Ray Charles, John Denver, le Kingston Trio, Nina Simone, Frank Sinatra et Andy Williams.

52 ans après sa dernière performance montréalaise, justement sur les planches du TNM, à ce moment-là mieux connu sous le nom de La Comédie Canadienne,  Jacques Brel y revient grâce à Jean-Bernard Hébert Productions dont c’est la première création et qui met en vedette Jean François Pronovost (Jacques), Mathieu Richard (Jef), Jean François Blanchard (Romain Mitzhell, impressario), Eve Gadouas (Eliza concubine de Romain), Annie Kim Thériault (Mathilde), Élodie Bégin (Clara), Martin Lebrun (Casanova), Sarah Leblanc Gosselin (Fanette), Albane Sophia Chateau (Marieke), Eloisa Cervantes (Frida la prostituée), Véronique Savoie (Madeleine) et Jean-Bernard Hébert (voix hors champ).

Il s’agit d’une production hors du commun grâce au texte et  à la mise en scène de Mélissa Cardona qui nous a permis de découvrir de nouveaux talents et les talents cachés d’artistes déjà connus, notamment la belle voix de Jean-François Blanchard. Il va de soi que le choix de Jean-Francois Pronovost dans le rôle de Jacques Brel est indiscutable, je suis certaine que même Monsieur Brel l’aurait approuvé. Quelle allure il a! En fait, la brochette choisie ne pouvait pas être mieux composée ; chacun dans son personnage était à sa place. Sarah Leblanc Gosselin , qui incarnait Fanette, provoquait des éclats de rire à chacune de ses apparitions avec son allure de bobonne innocente. Quant à Elodie Bégin, elle a une voix qui ne nous est pas donné d’entendre  souvent et qui, à mon avis, ne laisse personne indifférent.

Cette comédie musicale se passe après la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que Jacques Brel n’avait pas encore vingt ans, dans l’atelier de cartonnage que dirige Jacques, mais qui, en même temps, rêve avec ses collègues et amis à un spectacle qu’il voudrait monter avec eux. Dès la levée du rideau, on peut entendre les premières mesures, et reconnaître la chanson titre, Amsterdam. Apparaît Jacques puis graduellement sa troupe. Puis arrive Romain , un impresario de Paris qui cherche des nouveaux talents pour une production qu’il voudrait monter à Paris et qui a entendu parler d’un certain Jacques Brel et de certains de ses comparses. Il va de soi que les situations ont été mises en oeuvre pour provoquer l’occasion d’interpréter les succès de Jacques Brel, certains moins connus, on a qu’à penser à La Cathédrale, Marieke, Les ramparts de Varsovie, Mathilde, Madeleine, La mer du nord, Au suivant etc. En tout, une vingtaine de chansons du cru de Jacques Brel ont été interprétées.

En somme, différentes situations ont été imaginées pour permettre l’interprétation de certaines de ses chansons et des extraits assez surprenants mais plein d’humour. Je ne dévoilerai pas le punch du spectacle , il faut vous laisser des surprises! Après l’intermission, Jean-François Pronovost s’est présenté en passant par l’arrière de la salle  et nous a fait danser, au figuré, sur La valse à 1000 temps, une prestation époustouflante qui nous laissera un souvenir impérissable et qui aurait pu faire rougir l’ami Jacques en personne.

Malheureusement, selon les choix de Romain l’impressario, beaucoup d’appelés et peu d’élus, occasionnant des départs et des peines pour nous amener à Ne me quitte pas…  et ainsi se quitter.

Amsterdam garde l’affiche du TNM jusqu’au 10 août 2019. Des billets sont encore disponibles et vous pouvez vous en procurer ici .

Crédits Photos : Martin Piché Photographe

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