Buttons : même la magie de Noël a ses limites

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Marie-Claude Lessard

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En ce temps réjouissant de l’année, il fait toujours bon de regarder un film où la violence est absente et où les histoires qui finissent bien sont de mises. Les films de Noël réussissent habituellement à nous procurer ce sentiment de bonheur. Dans le cas de Buttons, film bien intentionné, la magie de Noël n’opère tout simplement pas.

Buttons relate le conte de la jeune Emily, orpheline et souffrante, qui reçoit la visite d’une étrange dame (campée par la talentueuse Angela Lansbury) et qui lui raconte le récit d’une certaine Annabelle. Cette histoire aura un sens à la fin du film et nous comprendrons que les destins d’Emily et d’Annabelle étaient faits pour se rencontrer.

Le souci avec Buttons, ce n’est pas l’histoire ni le schéma narratif du film. Car, oui, il s’agit d’une histoire attendrissante de Noël et on veut bien y croire et se laisser emporter dans cette magie. Le problème, c’est justement le parrallèle des deux récits qui nous fait tomber dans l’ennui et les longueurs finissent par apparaître. Si les chansons de cette comédie musicale sont jolies, elles semblent avoir été écrites rapidement, en plus d’être mal interprétées. Buttons semble vouloir se rapprocher d’un Annie version Noël. Mission ratée. On ne se demandera pas pourquoi le film fut un flop retentissant au box-office lors de sa sortie en salle en 2018.

Dick Van Dyke et Angela Lansbury sont les réels joyaux de ce film. Leur réputation n’est plus à faire et les deux comédiens semblent s’amuser comme des enfants dans leur rôle d’ange gardien. Si l’un se veut d’une importance dans le récit d’Annabelle, la deuxième est beaucoup plus accessoire mais demeure pas moins rigolote. Buttons ne deviendra certainement pas un classique dont nous allons nous rappeler des années durant et ne remplacera pas les classiques du genre Maman, j’ai raté l’avion ou Le sapin a des boules , mais il a tout de même le mérite de nous soutirer quelques sourires. Peut-on vraiment en vouloir à un studio d’avoir voulu nous offrir du bonheur ? Non, mais Buttons se veut comme un cadeau que nous sommes gênés de refuser et que nous acceptons malgré tout. À voir en famille, un dimanche matin en pyjama. Notez que le format DVD comprend seulement la version originale anglaise.

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