La première purge

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La Purge est arrivé en juin 2013 dans nos salles de cinéma comme un vent de fraîcheur dans le cinéma d’horreur. Moitié home invasion, moitié critique sociale, ce premier volet avait réussi à séduire les amateurs du genre. L’histoire était simple : En 2022, le gouvernement américain permet, à chaque mois de mars, une nuit de purge, c’est-à-dire une nuit où pendant douze longues heures, tous les crimes sont commis et permis. Même les meurtres. Une prémisse jusque là originale. Succès au box-office, Hollywood lance l’année suivante la suite, intitulée La purge : Anarchie. Cette deuxième mouture ne ramène pas les rejetons du premier volet mais a le mérite d’être bourrée de suspense, d’action et de scènes effroyables. Il aura alors fallu attendre deux ans, en 2016, pour voir ce qu’on nous disait être la fin de la trilogie : La purge : Année électorale. Bourré de clichés et de moments politiques à une époque où Hilary Clinton et Donald Trump s’affrontaient aux États-Unis, ce troisième chapitre ne réussit toutefois pas à donner une conclusion satisfaisante.

Arrive alors ce quatrième épisode. Balayant les trois premiers chapitres, La première purge place son histoire avant le premier film, d’où son titre évident. Mais qu’en est-il de ce fameux prequel ? Les fans retrouveront dans ce nouveau chapitre tous les éléments qui ont fait des deux premiers un succès. L’histoire tente de nous expliquer le commencement, et pourquoi il serait bon pour les États-Unis d’instaurer une nuit comme ” la purge” pour les citoyens. Après que les Nouveaux Pères Fondateurs, un nouveau parti politique, ait décidé d’instaurer l’expérience de la purge aux résidents de Staten Island, le chaos règne en maître dans les quartiers défavorisés alors que sonne le coup d’envoi de cette expérience.

Comme histoire, c’est intéressant de voir comment tout débute, mais le film est un heureux mélange des deux premiers. Tout est du déjà vu, et pour combler les lacunes et le manque d’originalité scénaristique, on nous propose maintenant des personnages avec lentilles cornéennes qui permettent au gouvernement américain de voir en direct, au travers les yeux des citoyens,  les meurtres commis par ces derniers. Les masques sont également de retour, et quand les personnages n’en portent pas, ce sont des yeux aux couleurs fluo qui laissent croire que le pire est à venir.

Les personnages sont cependant tous attachants, et bravo à Y’lan Noel qui incarne ici Dmitri, un dealer de drogue dur à cuire qui ne s’en laisse pas imposer. Son rôle n’est pas sans rappeler justement celui de Leo Barnes, incarné par Frank Grillo dans La Purge 2 et 3 . Il faut aussi saluer le talent de Rotimi Paul qui incarne ici Skeletor, véritable rapace et dangereux personnage qui n’hésite pas à semer la terreur sur son passage. On se laisse évidemment embarquer dans l’histoire, on espère que les gentils gagneront et que les méchants en prendront pour leur compte. Un dernier revirement attend le spectateur, je vous laisse le découvrir.

Je crois sincèrement que la franchise de La Purge tire à sa fin et que de nous sortir un cinquième film dans deux ans serait sans doute de trop. La fin laisse envisager qu’il pourrait y avoir une autre purge entre ce film-ci et celui de 2013, mais en attendant, nous aurons droit à la minisérie de 10 épisodes cet automne. Blumhouse n’hésite pas non plus avec les coups de pub agaçants tout le long du film, affichant même un poster du prochain Halloween dans le décor.

Au final, La première purge est un film divertissant, beaucoup mieux que le précédent. Il faudrait maintenant terminer sur cette note, à moins qu’une dernière purge ne soit déjà en préparation.

Crédits Photos : Universal Pictures

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