Antoine Gratton

Antoine Gratton : une carte blanche toute en énergie

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Diane Beaudin

Dimanche soir, le 14 novembre 2021, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, avait lieu le deuxième épisode de la deuxième saison de Carte Blanche colorée par Antoine Gratton.
Sur l’invitation de Monique Giroux, Antoine a accepté le défi de s’entourer d’artistes qui l’inspirent et de proches en plus de livrer une chanson qu’il aurait voulu écrire et présenter un titre marquant sur un 33 tours.

Il a donc convié Catherine Major, Breen LeBoeuf et Jean-Michel Cohalan à se joindre à lui pour ce spectacle. Après avoir entendu les performances de ces trois artistes, il était facile de comprendre pourquoi il était inspiré par eux. Monique Giroux est venue, comme à son habitude, dire un mot de bienvenue avec quelques explications sur le concept du projet, on sait que Madame Giroux voue un amour sans borne à tout ce qui touche  la chanson francophone, et particulièrement la chanson québécoise. Elle a ensuite laissé la scène à Antoine qui a bien su la remplir de toute l’énergie dont il déborde.

Il a ouvert le spectacle avec la chanson Si j’étais un homme de Diane Tell. Il l’a interprétée bien entendu à sa façon, d’abord il l’a chantée avec les paroles originales, mais avec son arrangement à lui, qui la rendait encore plus touchante. On a pu constater une fois encore qu’Antoine ne connaît pas le mot limite, et c’est tant mieux pour nous. Il a ensuite interprété Tous les jours. Quand il touche le piano ou se déplace sur la scène, il nous fait penser au regretté Monsieur 100 000 volts, Gilbert Bécaud. Par moment, on a l’impression que lorsqu’il est au piano, il improvise. Nous sommes certains que le grand Charles Aznavour l’aurait invité Pour faire une Jam.

Antoine Gratton

Catherine Major est alors venue le rejoindre sur scène et l’a colorée de Rien du tout. Ils étaient tous les deux assis dos à dos sur le banc de piano, ce qui montrait une très belle complicité entre eux. C’était d’ailleurs facile de comprendre pourquoi elle l’inspire lorsqu’ils se sont mis à pianoter Dixie en duo sur le piano. On constate le plaisir qu’ils éprouvent à performer ensemble. Une performance qui a été chaudement applaudie.

Antoine Gratton a ensuite repris sa place sur la scène pour nous faire entendre New-York City.
Puis, ce fut le défi de la chanson sur 33 tours, une chanson de Marvin Gaye, intitulée What’s going on qu’il nous a fait jouer de son ‘’pick up’’. Nous avons ensuite fait la connaissance de Jean-Michel Cohalan, un de ses proches, envers qui il voue une très grande admiration. Tous deux assis sur le bord de la scène en s’accompagnant à la guitare, ils nous ont interprété The Boxer de Simon and Garfunkel. Leurs voix se mariaient aussi bien que celle des interprètes originaux. On pouvait sentir beaucoup d’émotion dans l’interprétation de Jean-Michel. Ils ont complété leur segment avec Dans les yeux de Françoise, dont Antoine a écrit les paroles.

Puis, l’inoubliable Breen LeBoeuf, l’autre source d’inspiration d’Antoine est apparu, sur les applaudissements de la salle et il a présenté avec Antoine Gratton Rock de velours, Deux autres bières et l’incontournable Mes blues passent pu dans porte, surnommée l’hymne national de monsieur LeBoeuf. Et une p’tite dernière pour la route En noir et blanc avec la participation du public qui battait la mesure avec les mains. Et pour finir le tout, Antoine nous a démontré un autre talent, celui de sauteur, en sautant pour s’asseoir au piano. Quel saut et  toute une finale !

Une très belle réussite pour Antoine Gratton avec qui nous avons pu faire plus ample connaissance, il est un bon performeur, et on peut dire qu’il a bien su colorer sa carte blanche. La troisième carte blanche sera colorée par nulle autre que la belle Guylaine Tanguay, le 30 novembre prochain, toujours dans la Cinquième Salle de la Place des Arts.

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