Nous avons eu le privilège de pouvoir assister le 5 mai dernier à une représentation de l’opéra Carmen, un des plus connus, des plus appréciés planétairement. Cet opéra de George Bizet avait lieu à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.
Cette production de l’Opéra de Montréal, mettait en vedette notamment Rihab Chaieb dans le rôle titre. Arturo Chacòn-Cruz s’était déguisé en Don José, Magali Simard-Galdès incarnait la douce Micaëla. Quant à Escamillo, celui-ci était idéalement chapeauté par Ethan Vincent. L’Orchestre Métropolitain sous la direction de Jean-Marie Zeitouni en compagnie du Chœur de l’Opéra de Montréal et Les Petits Chanteurs de Laval assuraient un soutien instrumental et vocal. La mise en scène et les chorégraphies sont signées Anna Théodosakis .

Une mention toute spéciale pour Les Petits Chanteurs de Laval, qui encore une fois ont attiré l’attention de l’assistance dans les différentes performances qu’ils nous ont offertes au cours de la soirée. Des prestations qui furent chaudement applaudies par les spectateurs. Ces enfants et jeunes ados ont encore su trouver le chemin vers nos cœurs.
Un spectacle qui a encore su nous éblouir avec des interprétations au-delà de toute attente. Un léger bémol cependant en ce qui concerne Carmen qui par moment, aurait pu démontrer vocalement un peu plus d’impertinence, d’effronterie, de sensualité, de « liberté » alors que gestuellement elle incarnait à merveille « la »Carmen. Les chorégraphies qu’elle a effectuées étaient cependant sans faille de même que celles dansées par les groupes.
Don José et Escamillo étaient magnifiquement interprétés. Et que dire de Micaëla, qui à notre avis, a offert une performance sublime. Chaque interprète était à sa place derrière le personnage qu’il ou elle représentait. On pouvait sentir entre ces artistes la complicité qui s’était installée en eux, et entre autres, celle qui s’était créée entre Carmen, Frasquita et Mercédès.

Une mise en scène bien réussie et jouée dans des décors simples et facilement convertibles (conçus par Camellia Koo). L’histoire que nous connaissons tous peut se passer à n’importe quelle époque; Anna Théodosakis (inspirée de la Production créée par le Edmonton Opera), a choisi, pour sa part, les premières années suivant la Deuxième Guerre, une idée géniale.
Le choix des costumes (fournis par Edmonton Opera) nous l’a prouvé. De plus, on pouvait facilement s’imaginer sur les lieux encore existants du plan d’une importante tabatière de la métropole, qui d’ailleurs fait toujours partie du paysage Centre-sud.
Une clôture de programmation des plus appréciables et des plus appréciées, qui met la table pour la saison à venir. Carmen est encore à l’affiche pour les 7, 10 et 12 mai prochains. Vous pouvez obtenir des billets ICI.
