Cristian Macelaru dirige magnifiquement du Schumann et Brahms

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Diane Beaudin

Le 25 septembre 2019, à la Maison Symphonique de la Place des Arts, avait lieu la première représentation de la série Matins Symphoniques en compagnie de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous l’habile direction de Cristian Macelaru.

Au programme, nous avons eu droit à :

  1. Concerto pour violoncelle en la mineur, op. 129 de Robert Schumann (1810-1856)

  2. Quatuor avec piano No 1 en sol mineur, op. 25 de Johannes Brahms (arrangement pour orchestre de Schoenberg)

Tout d’abord, quelques mots sur Cristian Macelaru qui est maintenant une figure de proue sur le billboard des chefs d’orchestre du monde. En mai 2018, il est désigné chef principal de l’Orchestre symphonique de la WDR de Cologne, à compter de 2019-2020. Comme chef invité, M. Macelaru a été  appelé à performer par différents orchestres et  festivals réputés, entre autres l’Orchestre symphonique de la radiodiffusion bavaroise, l’Orchestre royal du Concertgebouw, l’Orchestre philoharmonique de Dresde après être monté à plusieurs reprises sur les podiums des meilleurs orchestres d’Amérique, notamment Chicago, Saint-Louis, New York, Los Angeles et Cleveland. Selon son CV, nous comprenons qu’il en serait à ses premières armes à Montréal, nous lui souhaitons donc la bienvenue.

Quant à Brian Manker, il est le violoncelliste solo à l’OSM depuis 1999. Sa carrière musicale comporte deux volets puisque, en plus d’être interprète, il est aussi professeur. Il a mis sur pied le Projet Beethoven dont le but ultime est d’interpréter tous les quatuors de Beethoven dans leur contexte original. Brian s’exécute sur un violoncelle fabriqué par Pietro Guarneri de Venise v. 1728-1730 avec un archet fabriqué par Joseph René Lafleur v. 1850, prêtés par la fondation Canimex. En ce qui concerne l’Orchestre symphonique de Montréal, quelles que soient les mains qui les dirigent, ses membres sont toujours aussi à leur affaire et des interprètes hors pair.

Le concert a donc commencé avec Concerto pour violoncelle en la mineur, op. 129 de Schumann. Il s’agit du premier concerto pour violoncelle d’importance à avoir été écrit au XIXe siècle. On qualifie ce concerto de sublime du début à la fin, et avec raison. C’était le concerto que le célèbre violoncelliste russe Rostropovitch (1927-2007) préférait jouer. Un concerto plein de romantisme et de rythmes poétiques, n’est-ce pas la caractéristique principale de  l’ADN de Schumann?!

Quant au Quatuor pour piano No 2 en sol mineur, op. 25 (arrangement pour orchestre de Schoenberg), ce quatuor a été arrangé par Schoenberg à l’été 1937 alors qu’il résidait aux États-Unis. Le premier mouvement Allegro, a été à mon avis bien interprété, on y a bien senti la présence des violoncelles et altos, les violons puis les bois. Quant au deuxième mouvement Intermezzo: Allegro ma non troppo , Brahms voulait le nommer Scherzo, mais l’a changé pour Intermezzo, plus pertinent de par son tempo modéré, tout en douceur. Le troisième mouvement Andante con moto, mon préféré, est plus harmonieux tout en étant plus rythmique. Le rondo final alla zingarese: Presto, très facile d’imaginer Esmeralda se déhancher sur cet air.

Une merveilleuse façon de débuter une journée, puisque le concert avait lieu à 10h30 le matin. Évidemment, beaucoup de belles têtes blanches y assistaient, mais aussi des jeunes têtes de différentes teintes, qui, selon nous, beaucoup sont probablement des étudiants en musique, certainement des futurs membres de notre bel orchestre.

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