Entrevue avec Adamo : faire réagir tout en restant vrai

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En 2018, le public est tellement tombé sous le charme d’Adamo Marinacci qu’il l’a fait vainqueur de la télé-réalité Occupation Double à Bali. Depuis, Adamo s’efforce de se faire valoir avec ce qu’il est d’abord et avant tout : un artiste. Comme sa carrière décolle depuis les derniers mois, nous avons eu un entretien avec lui pour vous mettre au courant de ses plus récents projets.

Au mois de mai dernier, tu as fait paraître ton tout premier album, Préliminaires SVP. D’où t’es venu ce titre?

Parce que j’aime les préliminaires (rires). En sortant d’OD, je me suis senti tiré de tous les bords pour faire des collaborations sans préliminaires. Pas de Salut, comment ça va. Je me faisais imposer des projets sans avoir le temps d’y réfléchir et savoir si j’aimais ça. J’ai eu l’impression d’avoir fait des préliminaires toute ma carrière avant d’entrer dans le milieu, comme en ce moment. C’était aussi pour faire réagir sans utiliser des mots vulgaires.

Pandémie oblige, tu n’as pas pu faire un lancement en bonne et due forme pour cet album. Tu te produiras donc au ciné-parc Belle Neige de Val Morin vendredi prochain (18 septembre) et au Parc Orford le 24 septembre prochain. Appréhendes-tu te faire applaudir par des klaxons?

Oui, c’est clair que j’appréhende tout ce qui est en lien avec une voiture comme public. Je ne sais pas s’il va y avoir des motorisés, des Civic montées, pas de buddysurfing. Je veux interagir avec les essuie-glaces, les gicleurs, tout!

Quel est le processus créatif derrière ces spectacles-là?

Très différent  de ce que je connais vu le fait qu’on n’est pas dans une foule humaine, mais devant des chars. Je vais essayer d’interagir avec la foule d’une différente manière. Ce sera très ”Adamo”, spontané et casual. On travaille avec une équipe pour la lumière et le design scénique, ça va être très cool et surtout très gros.

À quoi peuvent s’attendre les spectateurs côté visuel et artistes invités?

On travaille avec Créative Lab pour la direction artistique et les visuels du show. Je serai accompagné de plusieurs collaborateurs dont J7, Doug St-Louis, Mad Rolla et Vinny. Le rappeur Salimo et Vinny s’occupent de mes premières parties.

Comment s’est déroulé le processus créatif de ton album? Quelles sont tes intentions avec ce disque? 

Selon mes humeurs changeantes, selon chaque matin. J’ai pu faire ce que j’avais envie de faire et y aller avec le mood de la journée. Montrer mon côté polyvalent dans le hip-hop. J’avais des textes déjà écrits et pensés il y a plusieurs années même avant de penser faire l’album solo. Par exemple, Lonely date de 3-4 ans avant OD. J’avais déjà commencé à enregistrer des parties de chansons.

Ton album cumule déjà plus de 2 millions d’écoutes sur les plateformes. Quel effet ça te fait? 

Le même effet qu’un préliminaires, donc j’aime ça(rires)!

La semaine dernière, tu as fait paraître un extrait de cet album, la pièce Libre. Il s’agit d’un hommage à ton père qui est décédé, mais cette pièce et le vidéoclip n’étaient pas prévus pour être un hommage, c’est ton équipe qui t’a convaincu. Avec le recul, es-tu content de leur avoir fait confiance? 

Oui, je suis très content du résultat. On n’a pas pu faire parfaitement ce qu’on voulait avec les circonstances. Représenter 15 ans en 3 mins, c’est difficile, surtout avec la Covid. Au final, ce qu’on a voulu faire, c’est un hommage à mon père et à tous les fils qui perdent leur père. Le réalisateur, qui est un de mes très bons amis, un gars avec qui j’ai tellement parlé souvent de faire un clip pour mon père, que c’était naturel de le faire avec DOMINO.

Le tournage du vidéoclip a eu lieu pendant la COVID-19. Quels ont été les principaux défis de ce tournage?

On ne pouvait pas être beaucoup pendant le tournage, donc on a dû restreindre les acteurs. C’est pour cela qu’on n’a pas pu représenter ma vie au complet, lorsque j’avais 5 ans par exemple. Le nombre de personnes impliquées était moins de 10, ça va vite! Pas accès à aucun hôpital. Devoir monter une fausse chambre d’hôpital, louer le tout. C’était difficile car beaucoup de choses sont fermées en ce moment.

Tu as évidemment beaucoup pensé à ton père pendant l’écriture de cette chanson. Quel est ton processus d’écriture pour être proche de tes émotions sans que tes textes soient collés à 100% sur ta vie?

Je n’ai pas l’impression de beaucoup parler de mon père dans cette chanson. Lorsque j’écris des chansons, c’est rare que j’écrive sur ce que MOI je vis, comme pour la chanson Bin Oui qui vient de ce que j’ai vécu directement. Souvent, je me mets dans la peau des gens qui peuvent vivre ce genre d’émotions et je préfère faire cela, car ça me permet de me détacher et mieux cibler les mots que je choisis. Quand j’écris pour me vider le cœur, ce n’est pas cela que ça donne comme chanson. D’ailleurs, plusieurs chansons que j’ai faites provenant de mes émotions à 100% ne sont pas sorties encore.

Finalement, tu as signé récemment avec Artside en France qui appuiera ton projet à l’étranger. Comment cette collaboration-là a pris forme?

Mon gérant David connaissait l’équipe d’Artside depuis plusieurs années. C’est vraiment mon label qui a travaillé fort là-dessus et, par chance, l’équipe aimait mon profil, donc ça bien tombé. Je dois tout à la relation de mon gérant avec l’équipe d’Artside.

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