Cormier

Festivoix : tout tombe à sa place avec Louis-Jean Cormier

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Marie-Claude Lessard

Beau gros soleil. La brise fraîche amenée par les conifères ornant la scène enchanteresse du Monastère des Ursulines. Tout tombait à sa place vendredi soir dernier pour la venue de Louis-Jean Cormier au Festivoix de Trois-Rivières.

L’auteur-compositeur-interprète a d’ailleurs magnifiquement donné le ton à la soirée en débutant avec l’extrait Tout tombe à sa place tiré de l’album Quand la nuit tombe. Un délicieux intermède musical a ponctué la fin de cette pièce pour ensuite introduire une version réinventée et plus rock de Si tu reviens. Cette capacité de revisiter son répertoire pour le rendre encore plus riche et imprévisible a teinté tout le spectacle qui a passé beaucoup trop vite.

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Heureux comme un gamin le soir de Noël de faire de la musique, il a affectueusement propagé sa passion qui transpirait de toutes les cordes de ses guitares, qu’elles soient acoustique ou électrique. Louis-Jean Cormier a fait plaisir à ses admirateurs de la première heure en piochant dans ses quatre albums solo. Les arbres du Monastère des Ursulines ont tremblé au son de 100 mètres haies agrémentée d’une touche RnB,  de Le ciel est au plancher, d’un Complot d’enfants concocté par Félix Leclerc et du Bull’s eye d’un désir amoureux impossible à dire.

L’inspiration pour Quand la nuit tombe a commencé à Los Angeles, mais s’est mutée dans une atmosphère de deuil quand son père et ancien pasteur a vendu l’âme au moment où l’artiste était prêt à enterrer la hache de guerre. Le spectacle s’est alors transformé en hommage avec les textes troublants de vérité Croire en rien et L’ironie du sort que Marcel Cormier n’aura malheureusement pu entendre dans cette vie-ci. Sur ces deux titres, la voix de Louis-Jean Cormier s’est avérée particulièrement éraillée et aussi puissante que fragile.

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Pour redonner de la lumière à cette chaleureuse soirée, Cormier et sa gang ont plongé les festivaliers dans une savoureuse ambiance disco avec Les lignes de ta main, Je me moi qui traite avec brio des gens qui se croient tout permis sur les réseaux sociaux et le succès Tout le monde en même temps. Pour l’occasion, le public s’est enfin dégêné et a dansé à pleins poumons…tout le monde en même temps. Après deux ans de souffrance et de division, que ce partage a fait du bien!

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média