Fidelio en version concert : une magnifique collaboration!

The following two tabs change content below.

Hier soir, à la Maison Symphonique de la Place des Arts, avait lieu la première d’une co-production de l’Orchestre Métropolitain et l’Opéra de Montréal du seul et unique opéra qu’ait signé Ludwig Van Beethoven, Fidelio.

2020 marquera l’année du 250ième anniversaire de naissance de Beethoven. En prélude à cette année de célébration, l’OM et l’OdeM ont joint leurs forces et talents, comme c’est déjà arrive dans le passé, pour nous présenter ce bijou que Beethoven nous a si généreusement légué. En plus d’ête le seul opéra sorti de la plume de Beethoven, il s’agit d’un opéra qui se termine bien…et dans lequel il n’y a pas eu de mort!

En plus de l’Orchestre Métropolitain dirigé par le désormais légendaire Yannick Nézet-Séguin, cette co-production mettait également en vedette la soprano Lise Davidsen (Léonore (Fidelio)), le ténor Michael Schade(Florestan), Raymond Aceto (Rocco), Luca Pisaroni (Don Pizarro), Alan Held (Don Fernando), la soprano Kimy McLaren (Marcelline), le ténor Jean-Michel Richer (Jaquino) ainsi que le Choeur de l’Opéra de Montréal. Évidemment, puisqu’il s’agit d’une version concert, il n’y avait pas de costume,  de décor ou de mise en scène, ce qui avait comme avantage de pouvoir se concentrer sur le tableau de traduction du texte sans ne rien manquer de ce qui se passe sur scène, Fidelio nous étant présenté dans sa langue originale, soit en allemand avec sous-titres français et anglais.

Tout d’abord, dès l’ouverture, on pouvait reconnaître la signature de Beethoven par la grandiosité de la pièce, griffe que l’on retrouve également dans les Intermezzo qui marquent le début du 2ième acte. Avec toute la puissance qui en sort, les entre-scènes de ces deux actes en particulier sont vraiment représentatifs du compositeur . Yannick Nézet-Séguin a su percevoir et aller chercher toutes les nuances de ces arias. Un concert complet en soi!

L’arrivée graduelle sur scène des différents personnages en costumes de gala a évidemment marqué la soirée. Marcelline, la fille du geôlier Rocco, repousse les avances de Jaquino, l’assistant de son père. Elle lui préfère Fidelio, un gentil garçon nouvellement engagé comme commissionnaire et que Rocco approuve comme étant celui que sa fille choisirait comme époux. Par contre, Fidelio n’est pas d’accord avec les sentiments qu’éprouve Marcelline à son égard, car, en fait, Fidelio est Léonore une bourgeoise de Séville qui s’est déguisée en garçon pour retrouver son mari, Florestan, un prisonnier politique enfermé quelque part dans la prison.

Léonore/Fidelio Lise Davidsen, a été applaudie et ovationnée à plusieurs reprises, soit après un duo, un solo ou même un trio. Cette soprano norvégienne a été hier soir le chouchou de toute la salle. Elle ne semblait pas avoir grand chose à son épreuve au niveau de la musicalité Sa voix toute douce pouvait, en cas de besoin, sortir une puissance infinie! Un gros bravo à Lise Davidsen!

Un seul regret ; c’est que Ludwig Van Beethoven n’ait écrit qu’un seul opera. Mais bon, il nous a quand même choyés avec tous ses nombreux concertos, ses symphonies, ses sonates.

Crédit Photo : François Goupil

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *