Impossible de ne pas tomber accro à la deuxième saison de Succession!

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Marie-Claude Lessard

**Warner Bros . Home Entertainment m’a fourni une copie gratuite de cette série que je critique sur ce présent article. Les opinions que je partage sont les miennes.**

La deuxième saison de Succession atterrit en magasin dès aujourd’hui, juste à temps pour que les spectateurs plongent dans la série ou fassent du rattrapage avant le gala des Prix Emmys qui sera diffusé ce dimanche et où la série y est nominée plus de 18 fois! Après avoir reçu deux Emmy pour sa première saison et deux Golden Globes pour sa deuxième en janvier 2020 dans la Meilleure série dramatique, la série comico-dramatique créée par Jesse Armstrong fait belle figure pour récolter encore plus d’honneur ce dimanche!

Il faut dire que la deuxième saison est excellente et addictive au possible. Impossible de ne pas vouloir déguster un autre épisode après en avoir visionné un tellement ils finissent tous par un revirement inattendu et captivant! Le bonheur avec cette série est que les spectateurs ne se sentiront pas trop déstabilisés, à condition qu’ils sachent les grandes lignes de l’histoire.

Diffusée sur les ondes d’ HBO et disponible en version française sur Super Écran, Succession suit la famille Roy dont le patriarche Logan Roy est un magnat possédant un des plus importants conglomérat dans le domaine des médias aux États-Unis, Waystar Royco. Extrêmement riche et puissant, plusieurs souhaitent le voir tomber…y compris ses quatre enfants qui se battent à leur manière pour avoir la boîte en héritage. Jeux de coulisse, manipulations de bas étage et sentiments contradictoires sont au cœur de cette série qui fait rêver par ses locations fabuleuses.

L’attrait principal de la série réside dans l’habile construction des personnages. Nuancés et imprévisibles, ils ont tous une personnalité distincte absolument complexe et fascinante. Ils sont tellement bien incarnés qu’on finit toujours par ressentir de l’empathie et de l’attachement même dans des moments où ils commettent les pires atrocités.

Dans le rôle de Logan Roy, Brian Cox est tout simplement parfait. Ce n’est pas pour rien qu’il accumule les récompenses. Il s’investit corps et âme dans la composition de cet homme cruel qui semble dépourvu de morale. Le détester est autant un plaisir qu’une torture! La splendide Sarah Snook, qui incarne sa fille Shiv, est lumineuse, fonceuse et déterminée. Ses choix ne sont pas toujours clairs, mais c’est ce qui la rend sympathique. Son frère rebelle, Roman, fait sourire par son insolence et sa désinvolture. Kieran Culkin l’interprète à merveille. L’évolution psychologique de ce personnage qui semble refuser de faire preuve de maturité est l’une des belles surprises de cette deuxième saison, surtout grâce à une histoire d’amour fascinante et des plus atypiques.

Le deuxième attrait de la série se trouve dans les répliques mordantes, crues, sarcastiques et tout simplement hilarantes. Les dialogues sonnent tellement vrais! Les métaphores qu’emploient certains personnages font rire tellement elles sont déroutantes. Le langage coloré du personnage de Tom, le mari un peu niais de Shiv est particulièrement efficace et est le terreau de plusieurs répliques cultes. Les vacheries que peuvent se dire les personnages sont si immondes et sanglantes et que, à certains égards, Succession est une divertissante série encore plus terrifiante que Strangers Things ou The Walking Dead!

La série permet d’explorer les revers de vivre dans une famille aisée sans verser dans les clichés. En fait, Armstrong se moque joliment des clichés pour en extraire une effroyable vérité. Le scénario s’attarde beaucoup sur le désir de plaire que ressentent les enfants envers leur père tout en le méprisant. Pourquoi font-ils autant d’efforts? Est-ce que le monde des médias les intéresse réellement? Jusqu’où la validation d’un père doit avoir du poids dans nos choix de vie? Ces questionnements sont amenés subtilement et de manière à enrichir le récit et nos propres réflexions. Le rejet et la solitude qu’expérimente Kendall Roy (excellent Jeremy Strong), le fils mal-aimé du lot, fendent le cœur car on sent que ce protagoniste a tellement à offrir, qu’il a un cœur énorme mais que le ressentiment prendra le dessus…

La finale de cette deuxième saison de 10 épisodes est prenante et déstabilisante. Elle met magnifiquement la table pour une troisième saison qui s’annonce éclatée, surprenante et bouleversante alors que bien des têtes vont tomber…

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