Compilation

La compilation : la relève assurée pour l’ODM

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Diane Beaudin

Dimanche dernier, le 21 novembre, avait lieu à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts, la représentation de La Compilation. Un spectacle présenté par les résidents stagiaires de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal, qui nous permettait de faire connaissance avec la relève, très prometteuse. Des chanteurs et chanteuses que nous avons présentement et qui font notre fierté, et parmi lesquels nous trouvons Catherine Daniel mezzo-soprano et Éric Laporte ténor,  étaient les invités spéciaux de ce bel après-midi lyrique. Nous avons pu entendre dans La compilation un extrait de différents opéras nous permettant d’en réentendre certains et de faire connaissance avec d’autres.

Le programme de La compilation s’est amorcé avec l’Ouverture de La Forza del destino de Giuseppe Verdi (1813-1901). Par la suite nous avons été introduits à l’opéra L’Italiana in Algeri de Gioachino Rossini (1792-1868) avec l’extrait Oh, che muso, che figura interprété par  Sydney Frodsham (Isabella), Matthew Li (Mustafa). Une belle prestation de Sydney et Matthew. Rossini est revenu avec Il barbiere di Siviglia et l’extrait Ah quel colpo… Zitti, zitti, piano, piano. Ce sont Mishael Eusebio (Almaviva), Geoffrey Schellenberg (Figaro) et Martina Myskohlid (Rosina) qui nous ont enchantés avec leur prestation. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) n’a pas été oublié car nous avons pu nous régaler avec Soave sia il vento de l’opéra Così Fan Tutt. Un extrait que Kirsten LeBlanc (Fiordiligi), Sydney Frodsham (Dorabella), et Matthew Li (Don Alfonso) ont maîtrisé avec art. Et que dire de Tous les trois réunis de La fille du régiment de Gaétano Donizetti (1797-1848). Ce sont Vanessa Croome (Marie), Mishael Eusebio (Tonio) et Geoffrey Schellenberg (Sulpice) qui nous ont fait marcher au pas du régiment.

Une autre œuvre de Donizetti, soit l’Elisir d’Amore. Nous avons été mis au parfum de cet opéra au son de Voglio dire…Obbligato, obbligato avec Marc-Antoine Brûlé (Nemorino), Matthew Li (Dulcamara). Une interprétation très bien réussie de ce formidable duo. Pietro Mascagni (1863-1945) était également des nôtres avec son incontournable Cavalleria Rusticana dont nous avons entendu Voi lo sapete, O mamma  présenté par Catherine Daniel (Santuzza), qui était une invitée spéciale. Quelle belle voix de mezzo cette dame ! Un délice pour les oreilles. On peut dire de Donizetti qu’il a volé la vedette, puisqu’il nous est revenu pour une troisième fois,  mais de façon plus dramatique,  avec  Chi mi frena in tal momento de Lucia di Lammermoor grâce auquel Mishael Eusebio (Edgardo), Geoffrey Schellenberg (Enrico), Sarah Dufresne (Lucia), Martina Myskohlid (Alisa), Marc-Antoine Brûlé (Arturo) et Matthew Li (Raimondo) nous ont donné la chair de poule. Avec À deux genoux – je viens vers vous tiré de Cendrillon de Jules Massenet (1842-1912) Lucie St-Martin (Cendrillon), Marc-Antoine Brûlé (Prince) nous ont convaincus que les contes de fées existent vraiment.

Évidemment, le programme aurait été incomplet si Georges Bizet (1838-1875) et sa populaire Carmen n’en avaient pas fait partie. Et c’est avec le Trio des cartes interprété par Sarah Dufresne (Frasquita), Martina Myskohlid  (Mercédes),  et Sydney Frodsham (Carmen)  que Georges et Carmen ont été fièrement représentés. Un trio impeccable. Pour survoler le tout, ce fut Johannes Strauss Jr. (1825-1899) avec sa Die Fledermaus dont nous avons entendu Mein Herr Marquis  entonné par Vanessa Croome (Adele) Die Fledermaus : et Klänge der Heimat (Czárdás) par Kirsten LeBlanc (Rosalinda) quelles merveilleuses voix. Éric Laporte, l’autre invité spécial, a su faire valoir sa belle voix de ténor, en personnifiant le rôle-titre de Lohengrin de Richard Wagner (1813-1883), une performance magistrale. Et pour compléter le tout, les deux invités spéciaux, Catherine Daniel (Dalila) et Éric Laporte  (Samson) nous ont offert un des plus beaux duos lyriques qui nous soit donné d’entendre, Mon cœur s’ouvre à ta voix de Samson et Dalila, chef-d’œuvre incontestée de Camille Saint-Saëns (1835-1921).

Dans ce spectacle de la compilation, le couronnement de ce bel après-midi d’opéra fut l’interprétation par le groupe complet de Champagne avec lequel ils ont trinqué certainement à leur arrivée sur scène, où nous leur souhaitons un long et heureux séjour. Un mot tout à fait spécial à l’égard des musiciens de l’Orchestre Métropolitain qui a fait un travail magistral, sous la barre de Jacques Lacombe qui les a dirigés de main de maître. Il est important de noter qu’un tel résultat serait inatteignable sans la pianiste-répétitrice, Rebecca Klassen-Wieb, et les pianistes pour la préparation musicale Esther Gonthier et Holly Kroeker. La compilation est un genre de spectacle que nous devrions voir tous les ans, ne serait-ce que pour faire connaissance avec toutes ces futures grandes voix. On espère pouvoir leur dire plus tard, lorsqu’ils seront devenus des super-stars, que nous étions là à leur première prestation scénique.

 

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