Le Festival Stella Musica: une organisation 100% féminine

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Diane Beaudin

Mercredi soir dernier, le 19 mai, nous avons pu assister au Théâtre Gésù au concert intime de la sixième édition du Festival Stella Musica, édition dédiée à l’Honorable Anne-Marie Trahan, décédée en juillet 2019, qui dès les débuts du Festival, l’a supporté pleinement. Le Festival Stella Musica est dédié entièrement à la femme en plus d’être organisé et géré que par des femmes. Nous avons tout d’abord eu droit à un mot de bienvenue de Chantal Lambert animatrice, suivi d’un autre de Katarzyna Musial fondatrice du festival et directrice artistique.

Le concert intime a débuté avec la talentueuse Katelyn Clarke, pianiste et claveciniste qui nous a interprété quelques pièces de l’ancien répertoire du clavecin, puis elle s’est transportée à un clavisimbalum où encore là, elle nous a joué des pièces très anciennes, sa spécialité. Aussi spectaculaire à voir qu’à entendre, une expérience inoubliable. Puis, ce fut au tour de la maîtresse d’œuvre du festival, Katarzyna Musial qui est venue nous démontrer ses talents de musicienne, plus spécifiquement de pianiste.

Elle a débuté son petit récital avec une Valse de Grazyna Bacewicz, pour ensuite nous amener dans le monde  de Chopin, avec le Prélude en mi-mineur No 4. Des pièces qu’elle a interprétées avec de telles émotions, à en donner des frissons. Nous comprenons bien maintenant les nombreux prix qui lui ont été décernés.  D’origine polonaise, Katarzyna a fait de Montréal sa ville d’adoption. Elle nous a aussi présenté une pièce de Vitezslava Kopralova Prélude d’avril, suivi de Enchanted Forest et Spielzeug de la compositrice canadienne Clio Montrey, deux pièces également pleines d’émotions.

La plupart des pièces qu’elle a interprétées à cette occasion en sont très peu, et peut-être inconnues à Montréal. Katarzyna nous mentionnait qu’elle aimait beaucoup faire connaître les nouveaux et parfois plus anciens talents de compositrices qu’elle découvre, qu’elles soient canadiennes ou non. Toutes ces belles interprétations instrumentales nous ont amenés au volet lyrique et l’opéra, qui nous a permis de découvrir la belle  Kirsten Leblanc soprano, stagiaire à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, titulaire d’une maîtrise en musique de l’École de musique Schulich de l’Université McGill, et candidate au doctorat en interprétation à l’Université de Montréal, accompagnée au piano par Andrea van Pelt, également stagiaire à l’Atelier lyrique.

Elles nous ont tout d’abord présenté Dovo Sono, extrait de Les Noces de Figaro  de W.A. Mozart, un aria qu’elle a su rendre avec une émotion qui nous a facilement emportés. Il fut suivi par deux chansons dont la première, de Pauline Vardot,  compositrice de l’époque classique, intitulée Fleur desséchée alors que la seconde, Si j’étais jardinier, est signée  Cécile Chaminade, compositrice de la fin de la période classique.

Pour compléter ce volet, nous avons pu assister à sa performance  d’un aria de La Chauve-souris de Johann Strauss Jr, avec lequel elle a fini de nous séduire. Une voix qui promet sans aucun doute. Ce concert intime a été suivi d’une table ronde, à laquelle participaient Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des Arts de Montréal, et Danièle LeBlanc, directrice générale et artistique des Jeunesses Musicales Canada.

Quant à Chantal Lambert, directrice de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, celle-ci en était la modératrice. L’objet de cet entretien : Le leadership féminin au temps de la COVID-19, et ce que nous avons tiré de cette année pandémique. Un sujet on ne peut plus d’actualité qui nous a éclairés sur beaucoup de plans. En résumé, une soirée qui nous restera en mémoire longtemps.

Le concert intime sera en ligne à compter du 29 mai à 14h au 12 juin à 14h et vous pouvez les titres d’accès sont disponibles

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