Le grand concert : un délice pour les yeux et les oreilles

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Diane Beaudin

Vendredi soir, le 21 mai 2021, nous avons pu assister au concert de fermeture du Festival Stella Musica, qui s’est tenu au Théâtre Gésù. Un concert qui était animé par nulle autre qu’une de nos grandes divas, Natalie Choquette qui a rempli sa tâche avec sa petite touche d’humour que nous lui connaissons. Encore une fois, le spectacle a été dédié à l’Honorable Anne-Marie Trahan, qui pendant les cinq premières éditions du Festival, a su le supporter et le parrainer très assidûment.

Le concert s’est amorcé avec la soprano France Bellemare et son charismatique pianiste Dominic Boulianne, qui nous ont séduits dès le départ avec leur prestation de Ich Stand in dunkeln Traümen – Sech Lieder op 13 de Clara Shumann née Wieck (1819-1896), qui fut suivi  de O mio bobbino caro, tiré de l’opéra-comique Gianni Schicchi de Giacomo Puccini, que France nous a rendu avec toute l’émotion de son être, une des plus belles performances de la soirée, qui fut suivi de la Chanson à la lune d’Antonin Dvorak, un autre délice auditif.

Puis ce fut le tour de Marie Nadeau-Tremblay et de Ryan Gallagher, Les Barocudas, qui nous ont bercés avec leur musique baroque, notamment la Sonata Quarta a violono solo de Giovanni Battista Fontana, interprétée par Marie et Sonata seconda a sopran solo de Dario Castello. Deux belles pièces qui ont mis en valeur leur talent de violoniste et de violoncelliste. France Bellemare et Dominic Boulianne sont revenus avec trois autres belles pièces, nommément Chanson perpétuelle, op 37 d’Ernest Chausson, suivie de J’attends un navire de Kurt Weill, qu’elle a réussie comme jamais j’avais entendue cette chanson avant, Weill étant, à mon avis,  un compositeur très difficile à chanter.

Pour couronner le tout, une chanson sur un thème que nous avons entendu souvent durant la dernière année, Ça va bien aller avec le sigle de l’arc-en-ciel, donc nulle autre que Over the Rainbow, tirée du Magicien d’Oz, de Harold Arlen. Encore une fois, une autre belle performance de France.  Le concert s’est donc conclu avec la participation de la fondatrice du Festival Stella Musica, nulle autre que la belle et charismatique Katarzyna Musial, qui nous a ensorcelé avec sa musique espagnole et surtout avec ses Flamencos qu’elle a exécutés avec toute l’adresse, la grâce, l’agilité qu’elle a et qu’elle nous a fait découvrir, en plus de son immense talent de pianiste.

Vraiment ces moments sur le podium de danse sont des beaux moments du Festival, sans compter ceux qu’elle a passés au piano pour nous interpréter Sacro Monte de Joaquin Turina, La Comparsa d’Ernesto Lecuona, et le fort connu Malaguena également d’Ernesto Lecuona. Quant aux Flamencos qu’elle a dansés, il s’agit de Danza del Molinero de Manuel de Falla et Danza del Fuego également de Manuel de Falla.

Tout au long des deux concerts, nous avons eu droit à différents fonds de scène, quelques fois fixes, d’autres animés ou sous forme de vidéo qui étaient bien représentatifs du Festival et de sa programmation, ce qui apportait une touche de gaieté à la scène, sans toutefois trop distraire l’attention du spectateur. Ces œuvres d’art sont dues à la talentueuse Dali Wu, artiste, plasticienne, et illustratrice, détentrice d’un doctorat en Étude et Pratique des Arts de l’Université du Québec à Montréal.

Le Grand Concert sera en ligne à compter du 5 juin 2021 à 14h jusqu’au  jusqu’au 19 juin à 14h.

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