L’Eifman Ballet de retour à Montréal

The following two tabs change content below.

Dominique Gauvreau

Depuis sa tendre enfance, il a trempé dans l'univers de la musique classique, de l'opéra et du ballet. C'est aussi un fan de cinéma et de séries télévisées. Diplômé en administration, il dirige un organisme communautaire en région. gauvreaud.eklectikmedia@gmail.com

La Russie nous a sans aucun doute donné  plusieurs des plus grands danseurs du monde. Les Noureïev, Baryshnikov, Pavlova et plus près de nous, Polunin, Osipova et Novikova sont de spectaculaires et rigoureux techniciens de cet art.

Plusieurs compagnies sont porteuses de la tradition russe. Le Ballet Bolchoï et le Ballet Mariinsky (Kirov) en sont sans doute les principales.

En 1977, Boris Eifman, que l’on surnomme aussi le Maurice Béjart russe, propose une nouvelle vision de la danse dans son pays. Il fonde sa propre compagnie, « Le Nouveau Ballet de Leningrad ». Elle sera par la suite renommée « Eifman Ballet de Saint-Pétersbourg ».

L’Eifman Ballet en est à sa troisième visite à Montréal à l’invitation des Grands Ballets Canadiens de Montréal. La compagnie nous a présenté la Giselle Rouge en 2005, sur la descente aux enfers de la danseuse Olga Spessivtseva  et Anna Karenine en 2015,  inspiré du roman de Tolstoï.

Boris Eifman  / ©Jack Deviant

 

Reconnue mondialement comme étant la compagnie de danse ayant à son répertoire les plus grandes réalisations artistiques du ballet russe contemporain, l’Eifman ballet présenta cette semaine « Requiem » à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts à Montréal.

Sur la musique de Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch (1906-1975), Boris Eifman a chorégraphié le poème « Requiem » de la poétesse russe Anna Akhmatova (1889-1966).

Anna Akhmatova avait un fils nommé Lev qui fût un des plus importants historiens russes. En 1934, âgée de vingt-trois ans, Lev est arrêté et déporté. Sa mère le visite, tout comme elle le fait aussi avec son troisième époux, lui aussi déporté. Elle écrit dans Requiem  les angoisses qu’elle a vécues lorsqu’elle faisait la queue pendant des heures devant la prison pour voir son fils. C’était à l’époque des répressions sous le régime de Staline.

« Devant cette affliction s’inclinent les montagnes,
Et suspend son cours la rivière hautaine,
Mais solides sont les enceintes des bagnes,
Derrière ces murs, comme des terriers dans ces bagnes,
Où s’enterre une mortelle peine. »

(Requiem, extrait, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, février 2018)

Orchestre, chœur et chanteurs solistes des Grands Ballets Canadiens se joindront par la suite au Eifman Ballet pour le Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791).

 «…Eifman se mesure à un autre Requiem, le majestueux chef-d’œuvre inachevé de Mozart, dont émane le souffle de l’éternité. Les mouvements d’ensemble font superbement corps avec la musique, célébrant le triomphe de l’esprit humain en une finale jubilatoire. Une magistrale méditation sur la vie et la mort »

(Requiem, descriptif, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, février 2018)

Photo d’entête:©Eifman Ballet

Première: 21 mars 2018 à 20h00

Autres représentations: 22-23-24-25 mars à 20h00, 25 mars 2018 à 14h00

One comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *