Les Grands Slaves soulignés avec Stéphane Tétreault

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Mardi soir, le 18 mai, nous avons eu le plaisir d’assister à la Salle Pierre Mercure du Centre Pierre Péladeau au concert préparé par l’Orchestre Classique de Montréal, au cours duquel nous avons pu entendre des pièces de grands compositeurs slaves, dont M. Lysenko (1842-1912),  Vania Angelova et Dmitri Chostakovitch (1906-1975). L’invité de la soirée n’était nul autre que Stéphane Tétreault, ce jeune violoncelliste, qui fait la fierté du Québec.

Nous avons tout d’abord eu droit à l’Ouverture de l’opéra Taras Bulba, de M. Lysenko, un compositeur ukrainien qui signe 133 chansons, deux rhapsodies, un scherzo, une sonate, des nocturnes, des polonaises, dont on peut reconnaître l’influence de Chopin. Cette ouverture a été confiée à François Vallières, un des violonistes de  l’Orchestre, afin d’en faire les arrangements pour un orchestre à cordes. Une très belle réussite. On a pu y reconnaître quelques accents de la musique contemporaine. Écouter cette ouverture, nous a donné le goût de voir l’opéra complet. 

Ce fut par la suite, au tour du Quatuor à cordes de l’OCS de s’exécuter pour nous faire entendre une autre pièce de Lisenko, le 1er mouvement du quatuor à cordes en ré-mineur, une pièce toute en légèreté. Puis, ce fut au tour de Boris Brott de  monter sur le podium pour l’exécution de la pièce de Vania Angelova, une musicienne bulgaro-montréalaise, qui malgré son jeune âge, a tout un CV à son actif. Nous avons donc pu écouter les trois mouvements de sa composition Anciennes légendes dans laquelle elle laissait beaucoup de place à la contrebasse. Un vrai un régal pour l’ouïe tant elle était riche en émotions. Cette performance très agréable à écouter nous a donné envie de faire davantage connaissance avec le répertoire de sa compositrice.

Crédit photo : Anette Woloshen

Le troisième volet de ce concert était consacré à Dmitri Chestakovitch, ce compositeur russe contemporain (1919-1975), qui a vécu, du moins durant sa jeunesse, les affres de la période stalinienne. Cela ne lui a cependant pas empêché d’enrichir la culture russe grâce à l’ajout de belles compositions dont la très connue 2ᵉ Valse, une pièce évidemment toute en légèreté et qui fut fort appréciée de l’assistance.

Finalement, le moment tant attendue de la soirée, fut l’arrivée sur scène du violoncelliste  Stéphane Tétreault et son légendaire Stradivarius, prêté par Jacqueline Desmarais, jusqu’à son décès, et par la suite, par sa fille Sophie. De chaleureux applaudissements lui ont été réservés, et c’est avec le Concerto pour violoncelle No 1 de Dmitri Chostakovitch qu’il nous a encore une fois éblouis. Les différents sons qui font partie de ce concerto nous rappelaient que nous étions encore au printemps. Une magnifique prestation de sa part. Il faut se rappeler que c’est avec l’Orchestre de chambre McGill, maintenant l’Orchestre Classique de Montréal, que Stéphane Tétreault a fait ses débuts, donc un retour aux sources pour lui. Il va de soi que cette exécution lui a valu une chaleureuse ovation.

Ce spectacle est maintenant en ligne jusqu’au 1er juin 2021. Notez que L’OCM clôturera sa saison 2020-2021, le 8 juin prochain, avec un programme des plus spéciaux, intitulé de Mozart à Mc Cartney, en passant par Piazzola; un programme des plus éclectiques qui mettra en vedette le quatuor de l’OCM, Adam Cicchillitti, guitare et Denis Plante, bandonéon, le tout sous l’habile direction de Boris Brott.

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