L’OSM : un accueil chaleureux pour le Maestro Payare

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Diane Beaudin

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Le 9 septembre dernier, avait enfin lieu l’événement tant attendu, c’est-à-dire la visite  annuelle de notre Orchestre Symphonique de Montréal au Stade Olympique. Un événement qui prenait encore plus son sens, puisque c’était le retour de l’OSM, après deux ans d’absence. C’était, en plus, le premier concert devant public de notre nouveau chef, le Maestro Rafaël Payare. Cet événement était présenté sous la présidence d’honneur de Madame Isabelle Brais, conjointe de notre premier ministre François Legault.

Comme l’a mentionné M. Michel Labrecque, porte-parole pour le Stade Olympique, la population du Grand Montréal à la bonne habitude de tomber en amour avec le chef de notre Orchestre. Si on en juge par les applaudissements qui ont fusé de partout, il semblerait que nous ayons tenu à la tradition et que nous soyons tous tombés sous le charme du Maestro. Sa gestuelle, sa façon de bouger et de diriger nous ont montré qu’en plus d’être un musicien hors pair, c’est un excellent performeur.

OSM concert au Parc Olympique
Crédit photo : Antoine Saito

Nous avons été choyés par la variété du programme qui consistait tout d’abord en l’Ouverture-fantaisie de Roméo et Juliette de Piotr IlitchTchaïkovski (1840-1893). Un début tout en douceur, pour les amoureux de l’amour, avec un crescendo qui n’a eu cesse de nous combler,  puis revenir vers la douceur et nous offrir une savoureuse finale. Nous avons pu profiter par la suite D’un matin de  printemps de Lili Boulanger (1893-1918).

Une pièce légère qui nous a permis de faire connaissance avec Madame Boulanger, une compositrice de l’ère contemporaine et qui fut la première femme à qui le Prix de Rome en composition fut remis en 1913, elle avait alors vingt ans. Une pièce qui s’écoute bien en fait à n’importe quel moment de la journée et en toute saison. Nous avons aussi pu entendre la Suite No 2 Le tricorne de Manuel de Falla (1876-1946) ainsi qu’Estancia, suite op. 8a d’Alberto Ginastera, compositeur argentin (1916-1983). Deux belles pièces à réentendre.

L'OSM : concert au Parc Olympique de Montréal
Crédit photo : Antoine Saito

Et pour finir, le clou de la soirée. Si nous ne l’étions pas déjà, et bien L’oiseau de feu de Stravinski (1882-1971) nous a allumés. Stravinski fut considéré comme l’un des compositeurs les plus influents du XXe siècle. L’OSM sous la barre de Payare nous  a offert une interprétation magistrale de ce ballet. Évidemment, le Maestro avait été informé que les Montréalais étaient insatiables et adoraient les surprises. Il nous en a donc préparé une belle, en nous présentant, en rappel, une œuvre d’un compositeur de son pays natal le Vénézuéla. Une pièce toute en légèreté, sur laquelle on aurait voulu danser et qui, bien entendu, était trop courte.

Un spectacle, qui pour toutes sortes de raisons, nous restera en mémoire longtemps. Entre-temps, l’Orchestre symphonique de Montréal présentera son concert d’ouverture de la saison 2021-2022 à compter du 14 septembre prochain dans leur belle salle de la Maison Symphonique.

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