Moffatt

Rayonnante Ariane Moffatt pour la dernière d’Incarnat

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Marie-Claude Lessard

Hier, pour clore la tournée reliée à son septième album intitulé Incarnat, Ariane Moffatt a eu droit à une expérience solo bonifiée à la Franco grâce à la participation exceptionnelle de l’ensemble de cordes Mommies on the run. Le public de tous âges et de toutes grandeurs présent pour l’occasion au Théâtre Maisonneuve , étonnamment le premier de l’artiste, a embarqué tantôt attentivement tantôt à pieds joints dans ce festival d’intenses douceurs.

Une lueur dans la pénombre

« Je ne vois rien, mais je vous feel dans mon cœur » a prononcé Ariane Moffatt avant de s’éclipser dans les coulisses le temps de mousser le désir pour les rappels.  C’est exactement ce qu’a vécu l’auditoire tout au long de la première partie, celle où l’auteure-compositrice-interprète se réfugiait dans le cocon de son piano émanant des mélodies enveloppantes et mélancoliques d’Incarnat, de la transcendante Beauté jusqu’au lyrisme de Phèdre en forêt de Fanny Britt , en passant par le touchant optimisme d’Espoir.

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Un mince filet de lumière laissait entrevoir l’ensemble estival incarnat de la chanteuse alors que les 10 autres musiciens nageaient dans la pénombre. Garni d’un champ de pampas roses en arrière-plan, l’effet de bulle apaisante était plus que réussi. Impossible de ne pas s’abandonner sans scrupule dans un état introspectif si splendidement guidé par les 1000 nuances vocales d’Ariane Moffatt…et la voix ahurissante d’Étienne Coppée en première partie et sur le duo Jamais trop tard.

De cordes et de synthés

Évidemment, l’apport des Mommies on the run magnifiaient les œuvres. Pas qu’elles en avaient besoin, mais les festivaliers, après deux ans de pause de musique vivante, avaient définitivement besoin d’un mélange des genres plus grand que nature. Ils ont été servis par les arrangements de cordes à la fois extraordinaires et ingénieux. Si ceux-ci, pendant les pièces d’Incarnat, séduisaient par leur fluidité et douceur, ils étaient carrément surprenants lorsqu’Ariane Moffatt a troqué son piano pour des synthétiseurs.

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Des éclairages comme dans un jeu vidéo

Justement, les éclairages timides se sont transformés en de judicieux effets lasers pendant la partie dansante qui a survolté la salle. L’envie de toucher aux éclairages teintés de fumée était irrésistible pour certains, surtout pour les adorables petites frimousses qui se régalaient des airs  de La fille de l’iceberg, d’Hôtel Amour et Walls of the world. Dans un contexte de festival, ce segment aurait facilement pu être prolongé.

À la sauce rock

Par la suite, la ribambelle de succès radiophoniques a éclos. Après une version de Miami dédiée à Karim Ouellet, Réverbère et Je veux tout ont délicieusement goûté à un traitement rock. Au volant de sa guitare électrique rouge écarlate, Ariane Moffatt paraissait, comme à son habitude, passionnée, rassembleuse et à sa place.

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Merci Laurent Saulnier

Une des personnes qui croit depuis plus de 20 ans qu’Ariane Moffatt est une musicienne extraordinaire est sans contredit Laurent Saulnier, le grand manitou derrière les Francos. Ariane Moffatt a tenu à le remercier pour son audace et son amour pur pour les artistes d’ici.

Si les conditions météorologiques le permettent, Ariane Moffatt participera ce soir à la Veillée des ami-e-s en l’honneur de Karim Ouellet sur la Scène Bell à 21h00.

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média