La sensation Angèle fait exploser le MTELUS !

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Elle voulait seulement la « fame »

Pour celles et ceux vivant encore en dessous d’une roche, sachez qu’Angèle est la toute nouvelle sensation francophone de l’heure, et c’est peu dire. Ayant assuré la première partie d’Hubert Lenoir l’année dernière lors des FrancoFolies de Montréal, son ascension par la suite, aussi rapide que fulgurante, vers les hautes sphères de la musique donne le vertige. Cette année, dans un MTELUS plein à craquer et dans une frénésie assourdissante, la jeune Belge derrière la chanson à saveur féministe Balance ton quoi est indubitablement un phénomène de par son talent inné, sa générosité et de son énergie inépuisable. Tout l’amour porté par la foule à l’endroit de la jeune femme était magnifique à voir, « ANGÈLE ! ANGÈLE ! ANGÈLE ! », elle criait.

Venue présenter sont tout premier album intitulé Brol (qui signifie « désordre » en brabançon), nous risquons de la revoir plus tôt que prévu en sol québécois puisque, pour notre plus grand plaisir, le prochain arrêt est nul autre que le Centre Bell, le 13 décembre prochain. Inutile de dire que ce sera un autre triomphe !

© Frédérique Ménard-Aubin

Eli Rose, une jeune femme à surveiller

Pour assurer sa première partie, qui de mieux que celle qui a également servi d’entrée à une autre artiste européenne? En effet, la jeune Eli Rose, qui a fait la première partie de Jain lors de son passage à Montréal en avril dernier, est désormais bien dégourdie pour Angèle. Pour ce que nous avons entendu hier soir, c’est définitivement une artiste à surveiller de près, car sa musique aux sonorités électro/pop est tout à fait agréable pour nos oreilles. Nous sentons que ce diamant brut veut prendre sa place et imposer sa marque.

Son album, à venir en automne prochain, promet de faire beaucoup jaser, et nous avons eu un aperçu de ce qu’elle nous offrira avec les pièces rythmées telles Soleil, Tôt ou tard, Carrousel et Emmène-moi. Ce qui impressionne surtout, c’est sa voix et ses textes accrocheurs qui sauront satisfaire les amoureux de pop sirupeuse. Nous voyons qu’elle met beaucoup d’effort sur l’esthétisme de ses vidéos, qui est franchement « au poil » !

 

Angèle met le feu à la place

Aussitôt qu’Angèle entre en scène, c’est la folie furieuse. Elle démarre en trombe avec La thune, tout sourire, et nous comprenons pourquoi tous se l’arrachent, même ici au Québec, et pourquoi les billets se sont vendus comme des petits pains chauds. Nous tombons sous son charme dès le départ. Mais c’est avec La loi de Murphy que nous avons été saisis par autant de prestance. Elle ne se contente pas simplement de livrer les chansons, elle veut les vivre avec son public. C’est pour cette raison qu’elle prolonge le plaisir en les invitant à s’époumoner sur son refrain, et il ne s’est pas du tout fait prier.

Sur Balance ton quoi, qui a connu un véritable succès pour son message important sur le féminisme et le consentement sexuel, elle débute sur son piano rouge (le public n’a pas besoin de sa permission pour chanter les paroles) avant de continuer sur une musique des plus rythmées où quatre danseuses sont apparues et ont exécuté, y compris l’auteur-compositrice-interprète elle-même, une chorégraphie contemporaine tout à fait démentiel, tout en envoyant des doigts d’honneur aux sexistes de ce monde. Il y a-t-il quelque chose qu’Angèle ne sait pas faire?

© Frédérique Ménard-Aubin

Il faut tout oublier

Maintenant qu’elle nous a prouvé qu’elle sait nous livrer la marchandise digne d’une Beyoncé, Angèle poursuit avec des chansons plus calmes, plus tristes, mais qui n’ont pas fait perdre pour autant l’attention de ses adorés spectateurs. C’est ainsi qu’elle nous offre les touchantes Jalousie, Les matins et Nombreux, pour poursuivre avec une très jolie version, de sa voix claire et juste, de Mon amie la rose de Françoise Hardy. Durant la soirée, elle demande à son public de « tout oublier » pour profiter de l’instant présent, pour danser et chanter avec elle.

Les chorégraphies complètement déjantées, parfois synchronisées, parfois pas, contribuent à donner une dimension spectaculaire au concert. Comme ce fut le cas avec Je veux tes yeux où les danseuses couvraient les yeux de l’artistes, en paradant de gauche à droite. Je ne sais pas qui est le chorégraphe, mais il peut être très fier de son travail. Nous savons que l’ensemble est calculé au quart de tour et que rien n’est laissé au hasard, mais nous ne ressentons pas cela, car Angèle fait tout avec aisance, sans stress et sans tracas. Elle est née pour faire cela.

© Frédérique Ménard-Aubin

Une artiste engagée

Alors qu’à l’habitude, la chanson Tout oublier se fait en compagnie de son frère, le rappeur Roméo Elvis, Angèle s’est occupée de chanter sa partie, en plus de la sienne, et c’est probablement l’un des moments forts de la soirée. Elle enchaîne, seule au micro, avec une belle version de T’es beau de Pauline Croze et a enchaîné avec Ta reine, une chanson magnifique abordant l’homosexualité. Angèle dénonce également la culture du vide avec les réseaux sociaux et les fausses vies qu’on se créées ainsi que le besoin maladif d’attirer l’attention et d’être populaire avec Victime des réseaux et Flou.

Elle termine, avec la même énergie du départ, sinon plus, avec La flemme, sur une danse, musique et des jeux de lumières survoltés. En guise de rappel, en douceur, une chanson de son cher frangin, intitulé J’ai vu. En bref, Angèle est l’enfant prodige de la pop française qui illumine partout où elle passe. Vivement sont retour le 13 décembre prochain !

 

Crédit de la photo en couverture : © Frédérique Ménard-Aubin

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