Serena Ryder

Serena Ryder à Québec : (trop) court voyage vers soi

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Marie-Claude Lessard

Le 29 octobre dernier au Palais Montcalm de Québec, Serena Ryder a offert un (trop court) voyage menant à l’introspection par l’entremise de son plus récent album, The Art of Falling Apart, paru en mars 2021. Avec cet opus, l’autrice-compositrice-interprète canadienne aborde de manière franche les problèmes de santé mentale auxquels elle a fait face il y a plusieurs années comme la dépression tout en accordant une place de choix à la célébration du bien-être mental!

Pour les citoyens de la Ville de Québec qu’elle avait très hâte de retrouver, Serena Ryder a réservé un spectacle proposant l’intégral de l’album The Art of Falling Apart. Les 10 pièces ont d’ailleurs été jouées dans l’ordre sur lequel on les retrouve sur l’album. Ce n’est pas une décision déroutante ou surprenante lorsqu’on sait que les chansons, plutôt nommées des chapitres sur la pochette arrière de l’album, représentent les étapes par lesquelles Serena est passé pour mettre de l’avant le bien-être dans son quotidien malgré les nuages sombres. Le public a donc pu découvrir ou replonger dans cet univers mélangeant folk, rock, pop et électro qui traite réalistement de la quête de ses rêves, de coup de foudre et de l’importance de prendre du temps pour soi et ne pas avoir peur d’admettre que ça ne va pas.

Serena Ryder

Devant des spectateurs attentifs et participatifs, la chanteuse a démontré à plusieurs reprises qu’elle effectue ce qu’elle prêche. On la sentait bien et authentique sur scène. Elle dégageait une belle confiance. Souriante, énergique, sympathique, volubile et adorable, elle a fait de la scène son terrain de jeu auquel on aimerait revenir régulièrement. D’ailleurs, le temps de jeu a été fort divertissant mais trop court. On aurait pris beaucoup plus de ses chansons ensoleillées et mélancoliques. Serena Ryder partageait une réelle complicité avec ses musiciens, le drummer Sekou Lumumba et le bassiste Brian Kobayakawa qui signe également la direction artistique du spectacle. Ces derniers ne se gênaient pas pour la regarder atteindre de beaux rauques et de belles notes hautes (notamment sur le refrain sur l’excellente All the love) avec admiration et rire avec elle.

Outre les succès populaires Stompa, What I wouldn’t do et Got your number qui ont permis aux spectateurs de se déhancher un brin, Serena a offert une chanson moins connue issue de son album Utopia. It’s no mistake ne tourne peut-être pas à la radio, mais, en spectacle, elle suscite autant de réactions car Serena Ryder fait chanter le refrain au public en citant les paroles à chanter entre chaque ligne. Un moment doux et mignon.

D’autres pièces ont également marqué la soirée dont Bus Stop, un hommage à Curtis Mayfield qui aborde le soulagement relié à l’abandon difficile d’habitudes toxiques, Used to you (la version avec le chanteur Shawn Hook circule à la radio), Back to myself en guise de conclusion. Il faut également souligner la performance bilingue de la pièce Better Now qu’elle a reprise en français avec son ami le chanteur Jonas Tomalty. Malgré sa nervosité pleine assumée, elle a habilement effectué les premiers couplets dans la langue  de Molière. Le public a d’ailleurs salué généreusement cet effort.

Parallèlement à son spectacle, Serena Ryder a mis sur pied une programme en ligne de quatre semaines qui donnent des conseils sur le bien-être mental avec l’expertise d’enseignants, de thérapeutes et de conseiller.  Ces ateliers sont sous la bannière de sa maison de disque ArtHaus qu’elle a fondée en 2018 avec sa complice et gérante Sandy Pandya. Serena propose quelques spectacles en ligne au courant du mois de novembre. Cliquez ICI pour plus de détails.

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média

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