Star Académie : l’aventure de Zara Sargsyan

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Marie-Claude Lessard

La jeune candidate Zara Sargsyan a séduit le public grâce à sa fragilité, mais aussi grâce à sa détermination qui a su faire la différence tout au long de l’aventure. Bien qu’elle ait quitté l’aventure au dernier variété, Zara est partie la tête haute en laissant derrière elle une performance incroyable et personnelle de Wake me up. Lors d’un entretien téléphonique l’artiste nous dévoile son regard sur sa performance de dimanche dernier, mais aussi sur sa création et ses moments marquants de l’aventure.

Hier soir, tu as interprété Wake me up d’Avicii. D’où t’es venue l’idée de l’interpréter au piano et enlever l’aspect plus dance de la chanson?

Le choix de chanson a été fait avec Grégory Charles. En fait, au début, je voulais faire une composition, mais on a décidé que ce serait bien de choisir une chanson qui est dans ma bulle de confort, et il n’y avait pas de meilleure chanson que Wake me up dans ce contexte-là. Cette chanson-là racontait vraiment la situation dans laquelle j’étais, je me suis tellement reconnue dans les paroles que je me suis dit : réveillez-moi de ce rêve, mais pas maintenant, ce n’est vraiment pas le temps. Quand je vais être plus mature, c’est là que je veux me réveiller, là, c’est le temps et vivre à fond. C’est vraiment ça que je voulais interpréter.

Quel défi t’étais-tu donné avec cette chanson et que tu as réussi selon toi ?

J’adore me mettre des défis et chanter des trucs qui sont hors de ma zone de confort et de mes limites. Je pense que cette fois-là, c’était en restant dans la simplicité, de montrer ce que je suis capable de faire, d’être honnête avec le public. Le but, c’est vraiment d’oublier la compétition, d’oublier tout ce qui est en lien avec Star Académie, à la téléréalité. C’était juste chanter pour le public, pour les plus jeunes, pour le monde qui me suit.

Avec le recul, quel regard as-tu sur ta performance ?

Quand je me suis levée après ma prestation, j’avais les larmes aux yeux parce que je m’étais totalement abandonnée et j’ai laissé vivre mes émotions. Je suis très, très fière de ma performance d’hier soir.

Tu fais partie de la chanson thème Maintenant et partout. Comment as-tu travaillé la chanson pour mettre toute ton intention et ta personnalité dans quelques mots ?

Mon Dieu! Je pense que la chanson thème est magnifique! Depuis, on la chante comme notre chanson. Avec les académiciens, nous sommes comme une famille. Dans la chanson, on montre qu’on est une immense famille très, très proche. Chacun, avec notre style et avec notre culture, on réussit à faire de la musique et quelque chose de très beau.

Lara Fabian est très impliquée dans l’académie. C’est quoi le meilleur conseil qu’elle t’a donné ?

Lara Fabian m’a donné beaucoup de conseils que je ne vais jamais oublier. Je pense que dans les rencontres avec elle, j’ai appris beaucoup de choses. Ce qui m’a marqué, c’est quand j’ai dit que je ne pourrais jamais chanter comme une Céline Dion ou une Whitney Houston et qu’elle m’a répondu qu’elle, elle ne pourrait jamais chanter comme Zara. Ça m’a vraiment touchée parce que j’ai compris en fait je suis moi-même et que personne ne peut être Zara. Elle m’a dit aussi que c’est pour le public et pour le monde qu’on fait ça, pas pour être reconnu. Que l’important, c’était de faire ressentir des choses au public et je pense que dimanche, j’ai réussi à faire ça.

Qu’est-ce que l’aventure a changé dans ta création selon toi ?

Oh, mon Dieu, je n’ai pas réussi à écrire beaucoup à l’académie parce qu’on avait des journées très chargées, mais il y a quelque chose en moi que je n’arrivais pas à exprimer dans mes chansons. Quand j’écris, je suis généralement dans ma chambre et j’ai vraiment hâte de retourner dans ma zone de création. Sinon, j’ai appris que je pouvais écrire en gang. On a lancé un EP, et je ne suis vraiment pas habituée à ça. J’ai découvert que je pouvais faire ça, écrire en groupe et partager la joie et le bonheur ensemble. Donc, en création, ça m’a permis d’en apprendre vraiment beaucoup.

Tu chantes également dans l’adaptation française de la chanson Waterloo d’ABBA. D’où est venue l’idée de la faire en français ?

On voulait vraiment faire la chanson en français puisque toute l’émission est en français. Je pense que c’est important pour la langue française de garder cette culture.

Quel a été ton moment le plus marquant dans l’Académie et sur scène?

Chaque fois qu’on chante dans l’académie, c’est un moment marquant. J’essaie de me rappeler de tous les moments, mais il y en a tellement! Sur scène, je pense vraiment que c’était dimanche soir. Le moment marquant, c’est d’atteindre l’objectif que je m’étais mis, puis de le faire avec fierté. Je pense que lorsque j’ai commencé à chanter avec le premier accord du piano, j’ai lâché toutes mes émotions. Je n’arrêtais pas de sourire parce que j’étais tellement contente d’être sur scène et d’avoir cette opportunité. J’étais tellement reconnaissante. Finalement, j’ai compris pourquoi j’étais là et pourquoi je me suis rendue là. Il n’y a pas beaucoup de gens de 16 ans qui se rendent aussi loin, et je suis vraiment reconnaissante de m’être rendue jusqu’à la moitié de Star Académie.

Qu’as-tu trouvé de plus difficile dans les répétitions pour les variétés du dimanche ?

Le plus difficile, c’est sûrement les longues heures de répétition. On était souvent très fatigué même si c’est vraiment amusant de voir et de chanter avec les artistes. Tout le travail qu’on fait, on apprend des chorégraphies, on apprend des airs, c’est vraiment intense et je pense qu’on était souvent fatigué à la fin de la journée. Il fallait encore se lever à 6h du matin pour retourner au studio pour les répétitions toutes les fins de semaine. Mais, tsé, le dimanche matin, personne ne dormait dans l’autobus, tout le monde était connecté ensemble et c’est la seule journée où tout le monde avait tellement hâte d’entrer au studio pour le show du dimanche.

Depuis le début de l’aventure, on voit qu’il y a une belle chimie entre chaque candidat. Quelle part as-tu accordée à l’aspect compétitif de l’aventure?

Au début, je pense qu’on était pas mal compétitif. Pour ma part, ce n’était pas vraiment que je me sentais en compétition, mais plutôt de voir comment ça allait se passer parce que j’étais insécure. Mais, on s’est tellement rapproché qu’à un moment donné, il n’y avait plus de compétition.

Quand Olivier est parti, on a réalisé que, chaque semaine, on allait perdre quelqu’un et on vivait toutes les émotions possibles. On avait de la joie pour ceux qui étaient restés, mais aussi de la peine parce qu’on a perdu quelqu’un. On est vraiment une immense famille. À chaque fois que quelqu’un partait, c’était comme un trou. C’est tellement exceptionnel ce qu’on vit et l’on est tellement proche qu’on ne peut plus être en compétition. On se critique, on s’entraide. Chacun à ses défauts et ses qualités et en les partageant on grandit. Fait que je pense que personne à l’académie ne se sent en compétition.

As-tu des projets qui s’en viennent ou c’est encore trop tôt pour en parler ?

Oui absolument! J’ai vraiment hâte de faire de nouvelles choses. J’aimerais terminer mes études et dès que j’ai fini ça, ça va être la musique à fond.

En attendant de retrouver Zara, vous pouvez télécharger sa version de Wake me up  ainsi que le EP Les sessions de Waterloo sur toutes les plateformes numériques.

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