Stradivarius-Mozart

Stradivarius-Mozart : que de belles surprises

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Diane Beaudin

Le 28 novembre dernier, avait lieu à la Cinquième Salle de la Place des Arts, la représentation montréalaise du spectacle de l’Orchestre Symphonique de Longueuil, dirigé par Alexandre Da Costa et son magnifique Stradivarius magique, intitulé Stradivarius-Mozart. Alexandre avait invité la radieuse Elisabeth Pion à participer à ce spécial Mozart (1750-1791), et c’est avec plaisir que nous avons pu l’entendre nous interpréter, accompagnée de l’OSDL le Concerto No 24 qu’il a composé durant l’hiver 1785-1786.

Selon le musicologue Arthur Hutchings, il s’agit dans son ensemble du plus grand concerto pour piano de Mozart. Il en est sorti une interprétation magistrale, empreint d’une telle émotion qui a fait que les trente-et-une minutes de la pièce, ne nous en ont paru qu’une dizaine pendant lesquelles nous avons eu la chair de poule. Les trois mouvements que comporte ce concerto ont été exécutés avec soin et amour. À la fin, Alexandre nous a proposé un petit rappel, et comme nous sommes insatiables, l’offre a été acceptée. Il nous a présenté une pièce d’une compositrice contemporaine de Mozart, un petit bijou.

Par la suite, ce fut la tant attendue Symphonie No 40, surnommée la grande symphonie en sol mineur, pour la distinguer de la Petite symphonie en sol mineur’ No 25, écrite dans la même tonalité. Mais avant cette exécution, nous avons eu la visite du compositeur lui-même, Maestro Mozart, qui est venu mettre son grain de sel entre les mouvements de cette mélodie. Il nous a parlé des volets de sa vie musicale, amoureuse en n’omettant pas ses maîtresses, ainsi que sa vie familiale, le tout décrit d’une façon humoristique à la Joël Legendre. Cet hymne interprété par l’OSDL, toujours dirigée par Alexandre Da Costa nous en a mis plein les oreilles. C’était magique de le voir diriger avec son archet, dont tous les mouvements sont compris par les musiciens. Un plaisir à observer.

Pour poursuivre le spectacle Stradivarius-Mozart, Alexandre Da Costa nous a partagé que son fils Mattenzo, sept ans, lui avait demandé de composer une pièce pour YouTube. En fait, il a pris une pièce de Beethoven, Fur Elize, à laquelle il a incorporé des extraits de chansons populaires. Comme cette transposition lui avait été inspirée par Mattenzo, il l’a appelée Fur Mattenzo. Alexandre nous a informés que cette performance faisait l’objet d’un concours auquel nous pouvions participer, en devinant le titre de toutes les chansons qui avaient été insérées dans ce grand classique. Le ou les gagnants se méritaient un billet à vie pour tous les concerts de l’OSDL.

Et pour finir en beauté cette soirée Stradivarius-Mozart, nous avons eu droit à The Radetsky March de Johann Strauss Sr. Sous la direction du Maestro Mattenzo Da Costa,  nous avons été invités à taper des mains pendant l’audition de cette marche selon les instructions que Mattenzo nous donnait en nous dirigeant. C’était une première pour fiston de performer sur une scène devant public et la spontanéité des enfants aidant ainsi que le rythme, ce fut un succès. Il est évident qu’il n’en n’était pas à sa première écoute de cet opus. On voyait que Mattenzo, comme son père, a la musique en lui. Il va de soi qu’il a été chaleureusement applaudi.

L’Orchestre Symphonique de Longueuil sera de nouveau à l’œuvre, samedi après-midi, le 4 décembre, à La Maison Symphonique pour la présentation de Alexandre Da Costa et ses invités, parmi lesquels nous retrouverons  Christian-Marc Gendron et Manon SéguinGiorgia Fumanti Geneviève Leclerc ainsi que le chef invité, nul autre que le Maestro Mattenzo Da Costa, qui en sera encore à ses débuts sur une scène, devant public.  

 

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