TABARNAK du Cirque Alfonse : personne ne l’était à la sortie, croyez-nous!

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Diane Beaudin

Hier soir, à l’auditorium de la TOHU , avait lieu la première d’une série de douze représentations du spectacle du Cirque Alphonse intitulé…. Tabarnak. Une ode comique à l’habitude qu’ont les québécois de sacrer, blasphémer ou jurer, appelez cette habitude comme vous voulez, et comme le blasphème a déjà été considéré comme un péché, quoi de mieux que présenter le spectacle qui n’a rien de tabarnakant que son hymne national au début, sous forme de messe, disons une messe cirquassienne, avec musique autant instrumentale que vocale live?!

Dès notre entrée en salle, on pouvait sentir que quelque chose de spécial allait se passer puisque les participants étaient déjà tous installés sur la scène ici et là en train de tricoter, et cela pour toute la durée à partir de l’ouverture des portes de l’auditorium jusqu’au début du spectacle. On a eu droit à quelques lancés de poches, tous réussis bien entendu, ainsi que différents petites attractions pour nous tenir en haleine. Puis, ce fut le début. Après une présentation des coups d’orgue du CH et l’hymne national un peu beaucoup différent de notre Ô Canada, nous avons eu droit à un deuxième hymne national, plus significatif, puisque appelé Tabarnak. Pendant cette présentation, on nous avait évidemment demandé de se lever debout. Il faut dire que , durant cette interprétation , les chanteurs qui étaient tous assis s’accompagnaient de coups de pieds bien rythmés et bien synchronisés, autrement dit, une dance à la Riverdance, mais assise, assez spectaculaire.

On a également eu droit à une démonstration de patins à roulettes avec un rigodon, une autre tradition québécoise, et toujours sur patins, quelques basses voltiges mais toutes aussi époustouflantes et acrobatiques que s’il se fut agi de hautes voltiges.. Entre temps, on se prépare pour la messe…. Installation d’un vitrail, autre décoration que l’on retrouve dans toutes les églises, il faut quand même bien être dans la vraie ambiance… Tout était une raison pour une nouvelle performance cirquassienne, car, avant tout, nous étions là pour voir le cirque, qui, on doit le dire, a très bien su tirer son épingle du jeu. Sur l’air d’une chanson grivoise , M. le Curé a perdu son chapeau, ce qui a causé plusieurs fous rires et même des éclats de rire, comme souvent d’ailleurs durant l’ensemble du spectacle. Puis vint la haute voltige assez spectaculaire elle aussi.

La mise en scène de toutes ces magnifiiques performances est signée Alain Francoeur. La musique a été composée par David Simard et interprétée par Josianne Laporte, David Simard et Guillaume Turcotte. La scénographie est due au talent de Francis Farley alors que les éclairages viennent de Nicolas Descôteaux. Les costumes, et il y en avait beaucoup, sortent de l’atelier de Sarah Balleux. Il ne faut surtout pas oublier les acrobates sans qui nous n’aurions pas pu aller à la messe : Antoine Carabinier Lépine, Julie Carabinier Lépine, Jonathan Casauton, Jean-Philippe Cuerrier, Geneviève Morin et Nikolas Pulka. Nous pouvons vous assurer, qu’avec tous les sourires qui éclairaient les visages à la sortie, il n’y avait personne qui était en Tabarnak . Le Cirque Alphonse sera donc encore en Tabarnak (mais toujours avec le sourire aux lèvres) jusqu’au 12 octobre inclusivement.  Des billets sont encore disponibles ici.

Crédits Photos : Courtoisie

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